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 Mission de rang A : Accomplir son devoir de Bifuu ... [Solo] (en cours, 2/?)

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上忍Jōnin
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Bifuu Kazeï

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MessageSujet: Mission de rang A : Accomplir son devoir de Bifuu ... [Solo] (en cours, 2/?)   Ven 15 Juin - 23:01
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Le sanctuaire des Bifuus. Ou plutôt le dojo des Bifuus. Souvent les gens le considéraient d'une construction hors des âges et inaccessible de nos temps à l'instar des autres grandes familles du village. Je me demandais bien d'où leurs venait un tel engouement pour cet édifice, bien que j'en dusse admettre le génie de création envers les rites de guerriers sanguinaires de notre sorte. De la hauteur aux grands espaces marbrés, des innombrables escaliers serpentant les dojos en formes de pyramides dessinées abruptement, aux demeures ancrées sur des colonnes de roches ; On y trouvait de tous les reliefs avec assez d'ampleurs pour assouvir nos styles acrobatiques. Surement que de mon point vu, elle s'était enquise d'une banalité quotidienne. Hé hé hé ! En tout cas, cet endroit me gratifiait d'un bon terrain de jeu, en plus de subvenir aux besoins naturels du corps et de l'esprit. D'ailleurs, assit là devant une des tables disposées sur une sorte de terrasse, je m'empiffrais allégrement des différents plats circulant constamment grâce aux serveuses du camp militaire du clan. Celles-ci allaient et venaient au gré de mes commandes toujours excentriques, parfois ne se trouvant même pas dans leurs cuisines, pendant que l'assiette devant moi se vidait d'elle-même dans ma bouche en plusieurs bouchés presque unis. Vraiment, la nourriture se disait très bonne en ces lieux ! Je crois bien que ce besoin résidait comme l'une des simplicités auxquelles je m'adonnais sans concession, en dehors d'une voie paradoxale à mon attitude actuelle. Au moins, les femmes s'attelant au service pouvaient remarquer sur mon faciès un sourire des plus enfantins et des paupières fermées, en guise de satisfaction de l'état de mon estomac. Nulles pensées. Paisible et serin. Mais, après quelques secondes passées ainsi, une présence de fit remarquer à un regard en coin de ma part, devinant immédiatement l'identité de l'individu. Avant même de le voir complètement, sa voix de vieillard ironique confirma cette idée.

« Hoy Patron ! Vous vous défilez à mes convocations pour aller chercher une mission, et maintenant je vous retrouve ici à vous empiffrer ? Khu, vous ne savez pas toutes les paperasses que j'ai dû remplir à cause de vous. Ce n'est pas très bon pour votre carrière, m'savez ? Pour la peine, voici ici une mission que nous devons accomplir en duo. »

« Hé hé hé, grillé ! Mais, pourquoi t'inquiètes-tu tant pour moi ? On nous prend tous pour des assassins et les seules missions que l'on récolte sont inutiles et ennuyantes. »

« Pas de rire qui tienne, baka ! Si on ne s'occupe pas des missions, les hauts placés vont nous tomber sur la tête et devenir rapidement ennuyant. Puis, on dit que cela donne l'expérience, un truc comme ça. Décidément, je dois couvrir vos arrières ! »

« Hmmm, tu ne devrais pas être si stressé Ganji. C'est mauvais pour l'esprit ! Mais bon, plus le choix maintenant. »

Le grand blond usé par l'âge aborda un rictus amusé à ma dernière réplique, ayant parfaitement connaissance du caractère face à lui. Malgré le fanatisme insensé qui sommeillait au plus profond de mon âme, je présentais dans la vie quotidienne un comportement assez dérangeant vis-à-vis de cela, plus aux aires d'un simplet qu'autre chose. C'est bien d'ailleurs ce qui accordait la confiance de personnes crédules, dont la puissance ne suscitait pas assez d'intérêt pour observer cette seconde facette perturbante. Ainsi terminais-je le repas en plaquant les mains paume contre paume et inclinant légèrement la tête avec une phrase de remerciement. Là je sautais de la chaise légèrement trop grande, puis attrapa subtilement l'ombrelle m'accompagnant partout, avant de quémander au Junin le parchemin contenant les instructions. Comme prévu, il s'agissait encore d'espionnage silencieux ... Avec en plus pour règle de ne pas se faire remarquer, ni vraiment d'appréhender quelconque attaque. Parfois, je réussissais à déroger à ce principe en appliquant nos propres méthodes et finissait par masquer les traces, pour la dissimuler en tant que mission menée normalement. Ici ce ne serait pas possible ... M'enfin, je chercherais un moyen sur place. Nous arrivâmes enfin devant les grandes portes du village caché, par lesquelles nous sortîmes après vérification des papiers. Ma silhouette se stoppa alors, s'opposant à un paysage différent de l'intérieur à cause du cercle géant de murs, ce qui me poussa à mener une main devant le visage afin de la protéger. Une tempête de sable plutôt violente, hmmm ... En plus du voyage qui s'annonçait assez long ... Pendant cette petite pause dans l'élan de départ, Ganji vint par l'arrière et après un « Patron » prononcé de loin, il m'envoya le paquetage préparé à l'avance. D'un réflexe naturel, je la réceptionnais tranquillement et l'enfila sous ma cape sombre, avant de porter une main vers mon cou.

« Tu l’as cherché ! »

« Huuu … Allons-y ! »

Je profitais de ce dernier échange pour enfiler rapidement l'espèce de foulard siégeant sur le cou, dont l'apparence une fois attaché la confondait à d'épais bandages. Seuls mes yeux restaient visibles, accompagnés d'une poignée de mèches dépassant depuis les entrebâillements. Toujours en possession de mon ombrelle, je m'élançais alors en tête de la marche à travers cette valse de poussière et de grains de sables, où peu de personnes externes à ce pays pourraient survivre sans se cacher le temps de sa présence. Pour nous, le désert ne possédait plus aucun secret : Il faisait même partie de nous, l'utilisant comme une vaste mer dénuée de toute eau. Arpenter celle-ci constamment prodiguait au corps une endurance sans précédent aux conditions d'alimentations précaires et à une chaleur vicieuse. Un atout très utile, surtout pour ce genre d'excursion ... Ainsi fut le voyage d'ici jusqu'au lieu indiqué sur le rouleau, de deux formes ombreuses à travers un amas virevoltant au gré du vent ...


Dernière édition par Bifuu Kazeï le Sam 30 Juin - 23:51, édité 1 fois
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上忍Jōnin
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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Accomplir son devoir de Bifuu ... [Solo] (en cours, 2/?)   Sam 30 Juin - 23:49
Tch ... Quelle plaie de se récolter des directives si étriquées en terme de méthode à utiliser pour accomplir les objectifs fixés ... Si bien que j'employais déjà mon esprit malicieux à l'élaboration d'un plan permissif, avec un résultat comblant les caprices de ces supérieurs bornés dans leurs visions restreintes de nos capacités. Après une bonne demi-journée de marche à travers le lit doré du désert, nous arrivâmes enfin à proximité du camp de nomade où prendrait place l'infiltration et peut-être un zeste de combat. Cachés habilement derrière des dunes de sables, nous observions discrètement les alentours et particulièrement l'activité présente autour des tentes installées à même le sol, presque ancrées maintenant dans celui-ci depuis les trois semaines d'immobilité. Le comble pour des nomades censés ne pas interrompre leur éternelle course contre vents et marées ... À première vue, aucun garde de disposé aux abords des habitations de fortunes, ni même de contour précis délimité. Ce ne fut qu'en faisant le tour par des déplacements mécaniques, entrecoupés de phases de repos marqués que surgit au grand jour plusieurs soldats chargés d'une surveillance constante, embusqués sous cette voile sèche en guise de sol. Impossible donc de passer cette barrière furtive, sachant qu'ici chacun devait se connaitre assez bien pour repérer immédiatement un étranger. De plus, ceux-là ne semblaient pas être de simples mercenaires dénués des arts shinobis, puisque leurs camouflages s'imposaient à nos yeux de ninjas comme respectable, d'un bon niveau. Je donnais toute ma concentration à en découdre avec l'impasse en face de nous, alors qu'à côté Ganji soupirait d'un ennui prononcé envers ce dit problème. Celui-ci m'exposa d'ailleurs les mêmes détails s'emparant de mes pensées, puis demanda la suite des évènements. La nuit approchant, nous restâmes ainsi à l'abri d'un amas de poussière, sans feu ni véritable campement.

Depuis longtemps entraînés à subir ce type d'épreuve de survie, nous nous contentâmes de nos seuls vêtements comme source de chaleur, protégés en partie du vent glaciale opposée à la fournaise du jour. Je profitais du sommeil profond et travaillé de mon compagnon estimant nécessaire la récupération minimale imposée afin de siéger là, assit en tailleur, tel un sage méditant sur son milieu. Certes, on me forma par le passé à tenir sans dormir plusieurs journées d'affilées, cependant la fatigue corporelle résidait irrémédiablement, que ce soit visible à l'extérieur ou non. Mais des dizaines et des dizaines d'idées toutes plus intéressantes que les autres me parcouraient les tréfonds d'un esprit malin, ayant déjà les lignes principales du déroulement de l'étape suivante de notre mission. Ces pauvres ignorants ne pouvaient imaginer les freins qu'eux même s'imposaient par des règles et des principes idiots. Même dans l'assassinat, ces incapables mettaient trois fois trop de temps à agir inutilement à cause de précautions surfaites. Chaque pratiquant du Taijutsu le sait : Le chemin le plus rapide entre deux points, n'est autre que la ligne droite. Pareil en ce qui concerne les ambitions. Voilà pourquoi la puissance du village stagne bêtement. Désiraient-ils que j'applique le protocole de la discrétion ? De la crainte, uniquement de la crainte. Voyez, futiles comédiens, les dessins d'une divinité de la guerre ... Lorsque le lendemain, sous les rayons brulants du soleil, mon compagnon sorti d'un prélassement vitale, j'ouvris les yeux subitement, cernes visibles, sans échapper à une remarque des plus naturelles venant de sa part. Toujours si avenant ...

« Hoy, patron … Vous n’avez pas fermé l’œil de la nuit hein ? On voit déjà des cernes sous vos yeux … Ce n’est pas très sain votre délire là. Ce n’est pas ainsi que l’on va pénétrer dans le campement … »

« Hmmm, j’ai l’âge de veiller tard voyons ! Tu es encore trop frais pour endosser le rôle de papa, Ganji-san ! On dit bien que la nuit porte conseil. »

« Pffff, seulement si tu dors Baka ! »

Là, je me relevais subitement sous son désarroi d'incompréhension, puis menais les mains sur les attaches du kimono traditionnel d'arts martiales me couvrant le torse. Une fois celle-ci défaite, je la tirais d'un coup sec afin de l'envoyer paître dans les bras du vieux paresseux encore assit sur le sol, ne partageant mots des idées survenues pendant ma longue réflexion. Les artifices accrochés à mon Obi subirent le même sort, à un détail près que j'en récupérais un Kunaï bien aiguisé avant de les délester de leurs fonctions. Enfin, je tirais légèrement sur le bout de tissu dépassant des bandages masquant la chair de mon visage, ainsi complètement à découverts du haut du corps. Juste un pantalon et des chaussures légères. Passons aux choses sérieuses ... D'un coup, la lame brulante du projectile de métal dans la paume de ma main vint trancher une peau bien conservée des affres de la guerre en divers points aléatoires. La douleur s'avéra assez forte, d'où un grincement de dents visibles sur les lèvres, sur lequel un sourire visionnaire s'accompagnait d'un regard avide de détermination. Avant un écoulement trop important du sang, j'attrapais du sable sulfureux afin de la plaquer contre les plaies ouvertes récemment. Cela séchait efficacement le liquide rougeâtre des blessures, malgré certaines brûlures ici et là et leurs donnait un aspect usé par un errements de plusieurs jours. Fou diriez-vous ? Veillez à protéger vos petits corps fragiles ... Mais un guerrier ne peut perdurer sans avoir un corps et un mental d'acier. Enfin ... Un concept surement étranger aux autres clans. Une fois la préparation terminée, je me dirigeais vers un côté de la dune, torse nu, balafré volontairement.

« Ganji-san, je te laisse t'occuper de la discrétion à distance ... Tu aviseras bien de quelque chose ! Bonne chance. »

Je partis alors sans me retourner, sortant de l'abri provisoire sous une trainée de poussière. Nous étions encore trop loin pour être repéré de nos compétences dans le domaine de la furtivité, mais je m'adonnais déjà à une marche titubante, l'air fatigué d'une longue excursion inconsciente à travers les méandres du désert. Voilà mon rôle. Une pauvre âme perdue ! Nous allions bien nous amuser ...

« Yare Yare, je me demande bien ce qu'il va me sortir encore. Espérons juste qu'il ne se fasse pas tuer dès ses premiers pas dans le campement ... »
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