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 Don't forget the past [PV PNJ Nikkou]

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下忍Genin
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Tsubasa Ayame

下忍
Genin

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MessageSujet: Don't forget the past [PV PNJ Nikkou]   Mer 25 Avr - 18:22


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    Je courrais. Je courrais encore. Etais-je seulement suivie ? Je courrais à m’en tuer les pieds, dépourvus de souliers. Etais-je effrayée, ou attirée ? Ma course s’accélérait. Je m’essoufflais, encore et encore, j’étais sortie du village. Mon cœur battait la chamade, mon pouls semblait s’intensifier de seconde en seconde. Quel était ce sentiment qui m’obligeait à aller si vite ? L’élastique qui tenait mes cheveux se détacha petit à petit. D’un coup, d’un seul, il céda, rendant mes cheveux de couleur cristalline libres. Je ne m’arrêtais toujours pas. Le vent me fouettait le visage, ma toison argentée se déployant frénétiquement à chaque pas que je faisais. Des souvenirs me revenaient en mémoire. De l’enfance jusque à mon arrivée à Kiri. Mes parents apparurent sous une forme fantomatique devant mes yeux, je les craignais toujours, mais ils ne manquaient pas. J’accélérai de plus belle, franchissant le franchissable, ce qui me semblait n’être qu’une apparition l’était bien, mes parents disparurent dans une nuée transparente lorsque je passai sur eux. Tout autour de moi, des bruits surgissaient, des murmures, des rires étouffés, des soupirs de soulagements. J’étais à présent dans la forêt, vaste, nébuleuse. Mon chemin semblait déjà tout tracé, une zone de lumière apparaissait au loin, un mélange entre l’éclat de la mer ensoleillée et le reflet d’un miroir brisé. Les rayons de cette zone divaguaient en tous sens, partant tous du même point. C’était tellement fabuleux à voir. Mon cœur fut à nouveau pris d’une oppression, je voulais tellement arriver là-bas !

    Tout à coup, la zone de lumière se mit à bouger. D’une traite, elle fut comme évaporée quelques mètres plus loin, sur la droite. Je fus considérablement déstabilisée. Alors que je changeai ma direction pour rattraper cette masse lumineuse, celle-ci disparu à nouveau. Je trébuchai et tombai sur un genou, écorché dorénavant. J’eus un grand souffle qui mêlait désespoir et inquiétude. La main qui avait amortie ma chute se raccrocha à une branche humide et mousseuse. Je relevai le visage, la lumière était encore là, mais elle diminuait de plus en plus vite. Voyant à quel point sa disparition était rapide, je commençais à désespérer, comment pourrais-je m’y rendre aussi vite, c’était tout bonnement impossible. Il m’aurait fallut plus d’entraînement, plus d’endurance, j’étais peut-être tout simplement trop faible. La période de chaos retentit à nouveau dans mon esprit. Je revoyais tous ces morts, le village de Kiri atrophié, cette organisation malsaine, ce monstre sans cœur et sans âme, ce début d’apocalypse, cette crise horripilante. Alors que ma main allait céder de la branche, une douce chaleur vint sur poser sur celle-ci. Surprise, je regardais, et n’aperçut rien d’autre qu’une legère tâche d’encre déposée sur celle-ci. Le mot était illisible.

    A nouveau, j’eus un haut le cœur. Mon frère ! Il y avait mon frère là-bas, j’en étais certaine, je reconnaissais ses traits. Lui aussi n’était qu’une apparition, car je pouvais voir les arbres verdoyants au travers de son corps. Mais le simple fait de revoir et de me rappeler son visage me redonna toute la force dont j’avais besoin.

    « Non, je ne dois pas abandonner maintenant, je dois le retrouver »

    Dans un effort constant, j’appuyai sur mon mollet gauche, me redressai et avançai d’un pas, puis d’un autre. Me voila repartie dans une foulée incontrôlable. Cette fois-ci, je ne faisais même plus attention à la forêt, seule comptait la zone rayonnante. Mon frère n’avait pas bougé non plus. Il se trouvait dans la direction de l’endroit que je devais rejoindre. En peu de temps, et je m’étonnais moi-même d’y être arrivée si rapidement, je me retrouvai en face à face avec lui. A contrecœur, je ne m’arrêtai pas, je ne m’arrêterai plus. Il disparu à son tour lorsque mon corps le rencontra, mais il disparu dans un sourire chaleureux et attendrissant.

    Je courrais, je courrais encore. J’avais l’impression d’avoir des ailes dans le dos, je volais au travers des branches et des feuilles ! Je galopais à côté des troncs centenaires et des arbustes. Je nageai au travers de cette forêt dont je ne connaissais même pas le nom. La masse lumineuse n’était à présent plus qu’un faible point. Assez rayonnant tout de même pour m’indiquer la direction. Je pouvais, non plutôt, je devais le faire. J’ignorais encore pourquoi, mais j’étais sûre d’une chose, si je ratais cette occasion, c’est une partie de ma vie que je raterais.

    Je n’étais dorénavant plus qu’à quelques mètres. Ma le point était si petit, et sa lumière si faible, que je me demanderais à nouveau si j’y parviendrais à temps. Je tendis le bras, dans l’espoir qu’il vienne à moi, dans l’espoir de gagner quelques mètres, quelques secondes. Dans un élan de folie ou de passion, je fis un bond en direction de la boule, misant tout sur ce dernier acte.

    Tout à coup, je sentis comme la caresse d’une plume sous ma main. Une douceur infiniment exquise. Apaisant tout, mon stress, mes craintes, mes frayeurs comme mes douleurs. J’ouvris les yeux. La masse blanche était encore là, elle grandissait, petit à petit, elle recouvrit tout. Elle m’engloutit moi et le reste. Tout ce qui m’entourait devint d’un blanc pur. Alors que j’espérais avoir une réponse à toutes ces péripéties, la lumière devint noire. Tout se stoppa et je me réveillai dans un sursaut aigu. J’observais autour de moi. J’étais dans ma chambre, rien n’avait bougé, il n’y avait plus de boule de lumière. Il ne restait plus que ma banale et simplissime veilleuse de nuit, qui ne produisait qu’un faible rayonnement bleuté. Je sorti mes jambes du lit, songeuse.

    * Ce n’était… Qu’un rêve ? * Je scrutais dorénavant le plafond, en quête de réponse, embrouillée, incertaine. * Pourquoi ais-je envie d’en savoir plus ? *

    Je me levai d’un bond. J’étais déjà habillée ? Seules mes chaussures trainaient devant ma porte. Sans me poser une seule question de plus, je les enfilai et sauta du palier directement au sol. Je gravis quatre à quatre les espèces de marches qui séparait mon quartier résidentiel du centre du village. Je m’agrippais aux poteaux pour tourner, j’enjambais les obstacles, je zigzaguais entre les personnes. Même la foule semblait m’éviter pour me donner l’occasion de rattraper cette chance. Soudain, une impression de déjà vu. La course, le cœur palpitant, la forêt, mes parents, la chute, mon désespoir, mon frère, du courage, la lumière, ma volonté. Tout se repassait exactement comme dans mon rêve, à une exception près. Cette fois-ci, je n’échouerais pas. Me revoilà en train de sauter pour attraper cette lumière qui représentait mon idéal.

    Cependant, la chaleur que j’avais ressentie dans mon rêve lorsque j’avais touché cette pépite blanche n’apparut pas. J’étais pourtant certaine de l’avoir attrapée. A la place de cela, ma main se referma sur du vide, engendrant un déséquilibre dans ma posture. Je pivotai en avant, et pensant que j’allais tomber face contre terre, j’allongeai me bras en avant. Rapidement et sans comprendre, je passai au travers de plusieurs lianes qui cachaient.. Le vide. Une falaise plus précisément. Ma chute fut donc plus longue que celle à laquelle je m’attendais. Je dévalais la pente rapidement et je m’approchai dangereusement du sol. Mes mains commençaient à souffrir d’essayer de s’agripper à quelque chose. Il eut ensuite un énorme rocher, qui m’obligea à me détacher de la paroi pentue, et là, je fus vraiment en chute libre. J’appréhendais l’atterrissage, mais j’appréhendais encore plus de savoir ce qu’il était advenu de cette zone lumineuse que je voulais tant connaître. Au fond de moi, j’étais incapable de savoir si oui ou non j’allais découvrir ce qui ce tramait derrière ces visions plus qu’inhabituelles.

    Un bruit sourd retenti, celui de mon corps contre le sol. Sol beaucoup plus mou qu’à la normale à mon goût. C’est quand je me redressai que je me rendis compte que j’étais allongée sur un tas de feuilles de bambou. Cela avait amorti ma chute d’au moins soixante pourcent, quelle chance. Je sortis tant bien que mal de ce tas de feuille et ne remarqua qu’une fois sortie complètement la tâche d’encre sur ma main. Elle avait grossi et prenait dorénavant une forme que je n’avais jamais vu jusque là. J’ignorais la signification de ce signe, j’ignorais pour j’étais là, j’ignorais tout. Je cherchais une chose imaginaire, dans un endroit que je ne connaissais pas, avec pour seule volonté, un désir inconnu. J’avais perdu mon repère principal. Où pourrais-je aller sans guide. Même mon instinct ne me disait plus rien. Tous ces murmures et ces rires avaient disparus, le silence était pire que les cris.

    C’est à ce moment là que je l’aperçu. Il était tout près. Il était différant de ce à quoi je m’attendais, non plutôt, il était différent de tout. Ses cheveux blanc tombaient jusqu’au bas de son dos. Ses mains ridées tenaient fermement un pinceau et une palette qui n’était pas des moindres. La vue du vieillard me remplit d’une joie certaine, mystérieuse. J’avais envie de m’approcher, de le héler, de connaitre tout cela, mais j’avais bien trop peur qu’il stoppe son œuvre pour ma personne. C’est donc tel un félin que je m’approchai de mon objectif, préférant passer derrière les arbres pour me cacher. Je voulais voir son tableau. Encore quelques mètres et j’y serais. D’un bond, j’atterris sur un tronc d’arbre qui était en biè. Je grimpai le long de l’arbre et passai de branches en branches afin d’arriver à l’arbre le plus près de l’homme ; A peine un mètre derrière lui, dans son dos. Je bondis au sol de la manière la plus discrète possible. Cependant, mon pied ricocha et se déposa merveilleusement bien et de tout son poids sur une brindille, qui, en l’occurrence, craqua. J’eus une expression plutôt… crispée, pendant les secondes qui suivaient, et qui me paraissaient être des heures. Je n’osais plus bouger, espérant que le vieil homme n’avait rien entendu, ou qu’il était presque sourd ! Une minute – au moins – s’écoula, et je considérai que cela suffisait amplement. J’agrippais l’arbre d’une main, et me penchai tout doucement sur le côté, pouvant enfin observer l’œuvre du peintre. Il s’agissait en partie d’une nature fraîche et verte. C’était magnifiquement bien représenté, mieux qu’une photo, plus… lumineux. Mais cela n’était « qu’en partie » puisque l’autre étaient cachée par la nuque du vieillard, qui s’affairait à sa peinture et s’approchant si près de son tableau qu’il empêchait toute vue possible dessus. J’allais donc devoir attendre qu’il ait terminé ses couches de couleurs pour la plupart bleues et vertes. Je serais patiente.
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Rikudou Sennin

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Date d'inscription : 11/09/2011

MessageSujet: Re: Don't forget the past [PV PNJ Nikkou]   Mer 25 Avr - 18:29


Roshi Senseï Magnifique. Sublime. Fantasmagorique…ce paysage était une mine d’or. Beauté naturelle et jamais désuet, elle représentait la quintessence de l’Art pour quelque connaisseurs. Réalité et pourtant rêve, ce paysage était l’œuvre de Mère Nature elle-même…et Sai Yamamoto admirait le paysage dans sa quiétude habituelle. Calme et sage, il ne faisait aucun bruit pour ne pas venir troublé le tableau qui défilait sous ses yeux et où seul la nature dans toute sa beauté avait le moindre pouvoir. Non, il ne pouvait pas s’immiscer dans l’œuvre d’un tiers…mais il pouvait créer sa propre œuvre. Mettre sur papier non seulement sa vision, mais aussi son âme afin qu’y transcende ses sentiments et impressions pour que soit à jamais marqué cette vue de par sa personne.

Dans une danse fluide de pinceaux qui donnaient naissance à d’innombrables arabesques de couleur faites d’une encre limpide, peu à peu le tableau prenait forme. Retranscription parfaite du paysage avec un effet texturé et tampon, le tout semblait imprégné même d’une vitalité étrangère à l’originale. Faite de main d’hommes, la perfection de la reconstitution du tableau était impossible…mais n’en demeurait pas moins belle. Dans un style typiquement oriental où s’emmêlait différentes arabesques stylisées et une évanescence propre au domaine des rêves, le tableau devenait en lui-même une véritable merveille. Au pris avec sa seule contemplation ainsi que sa reproduction, rien pour le vieillard ne semblait plus avoir la moindre importance…complètement absorbé par la réalisation de son art.

Et cette absorption qui lui permit d’entendre le faible bruit produit par la jeune fille. Complètement imprégné de l’essence de la scène, il savait que ce bruit n’y avait rien à faire. Étranger, superficiel, irréel…ce craquement n’était pas naturel et n’avait rien à faire ni dans son tableau ni dans celui du paysage. Avec une rapidité extrême et une précision sans pareille, l’homme se retourna vers la provenance du bruit en propulsant un pinceau de bois en direction de la jeune fillette.

« OOOOOOOOYYYYYYYYAAAAAA !!! »

Dans un cri de guerre des plus comiques, le bout de bois fut propulsé…et atteint sa cible en plein sur la tête. Petit objet, mais lancé avec précision et une force assez étonnante pour l’âge de cet homme, la Genin ne s’en sortirait certainement pas sans une petite bosse sur la tête. Le coup ayant été simplement porté pour surprendre l'adversaire, il était d’une évidence claire que ce dernier n’avait pas été prodigué dans l’optique de retirer la vie. Pendant ce temps, le vieillard à la longue barbe blanche nouée autour de sa taille se tenait en position devant Ayame. Sans aucun doute, cet homme était un Ninja…

« Petite garnement. Pourquoi épies-tu ainsi les vieux hommes sans défense ? Réponds avec franchise, sinon tu auras la plus infâme correction de ta vie… »

Sa voix ne trahissant pas le moindre stress et encore moins de colère, le tout avait été dit posément comme si le vieillard ne craignait rien. À la manière d’un adulte qui s’adresse à un enfant en bas âge avec fermeté, mais pourtant une certaine teinte de douceur et de compréhension dans le fond de la voix.

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