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 Truth Wind [PV - Soft Fury]

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風二番KazeNiban
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Makkura Nikkou

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MessageSujet: Truth Wind [PV - Soft Fury]   Mar 17 Avr - 6:19


Nikkou Under Shadow Fidèle à son poste, il demeure impassible. Figure d’ombre, le KazeNiban domine de sa présence altière la limite des sables du Kaze no Kuni. Dernier barrage à la virginité du désert, il trône sur la plus haute structure frontalière. Cerbère des terres sacrées. Gardien d’une nation entière. Investi des clefs du domaine du Kazekage, il se tenait en garde, une main assurée agrippant le manche d’un vestige de la tradition militaire de Suna, Kazeshini, le Vent de la Mort….et pourtant malgré son propre dogmatisme, un doute subsiste en cette nuit. Son regard s’égare dans les déserts arides. Son esprit se noie dans l’océan de ses pensées. L’homme se perd et tente de s’oublier dans les vents qui le caressent et l’emportent au-delà. La nuit, l'homme s'effrite. La nuit, Nikkou Makkura n'est plus...il ne subsiste que cette silhouette découpée d’ombres mouvantes, qui se perd dans les ténèbres du crépuscule.

Il est Ombre. Il est Ténèbre. Oiseau nocturne qui guette sa proie.

Part même de l'obscurité, il s’y confond avec nonchalance, acceptant ce qu’il est...Des habits taillés dans la trame nocturne. Des cheveux faits de pénombres qui soutiennent un regard brillant d’un éclat d’obsidienne. Les ténèbres sont son élément. Le Noir est sa couleur. Gravé dans sa chair, le nom des Makkura lui impose la noirceur. Dans son sang, l’obscurité s’écoule en symbiose avec la vie qui l’habite…Et cette nature le désigne comme l'allié de l'ombre. La nuit l’accueille comme un enfant bien aimé, des pans entiers de ses ténèbres l’enveloppant de caresses subtiles, le cachant à la face du monde…et lui, il y œuvre avec contentement. Les ombres sont sa demeure et son emploi. Il s’y perd, pour retrouver les abandonnés et les délaissés et enfin, leur offrir un tremplin vers l’enivrante lumière. Comme il l’a proclamé il y a si longtemps, dans un délire enfantin, son but est toujours le même…sans jamais qu’il se déroge aux obligations imposées.

Et aujourd'hui, le passé le rattrape. Les origines d'idéaux bien établis resurgissent. La gorge étrangement serrée, les doutes sur la suite des éléments qu'il avait déclenché, l'amenait dans une avenue bien plus personnelle qu'à l'accoutumée...peut-être se berçait-il de folles croyances ? Peut-être que tout n'était que fabulations enfantines ? Les évidences qu'il évoquait...les avait-il lui-même créé ? Non...il ne pouvait avoir fait preuve d'une telle imagination ! Non. Toutes les routes tergiversent, mais toutes n’ont qu’un seul rendez-vous. La croisée des chemins. Le Destin…depuis des semaines, les indices s’empilent et ne pointent que l’évidence. Et le passé s'impose à son esprit avec force pour qu'il arrête de fuir la vérité...

La sensation poisseuse de la boue qui les salit. Le goût âpre de la hargne que portent leurs paroles. Et le grincement insupportable et méprisable de la vérité, de l’évidence…de l’aveu. Et cette pluie. Incessante. Glaciale. Fraîche…elle les lave de la boue, leur impose l’évidence en les mettant à nue. L’un et l’autre oublient leurs dires pour que résonnent en écho aux pleurs du ciel, la réalité de leur opposé…

Acculé au passé et à l'évidence, le moment le rattrape et les évènements s’enchaînent sans que jamais il n’ait pu les anticiper. Fruit de quelques suppositions, c’est dans le doute et la peur qu’il avait émis les suppositions qui furent les pierres angulaires de cette nouvelle rencontre. Quelques indices éparses avaient suffis, le Destin pointant sans arrêt les évidences sous le nez du Niban pour qu’enfin il agisse…depuis déjà des jours il tergiversait sur le Rouleau qu’il tenait toujours à la main, mais désormais il était bien trop tard pour reculer…

Seconde plus haute instance du village de Suna, il était au carrefour du jeu en place. Les services secrets tentaient de contrecarrer les espions présents à Suna, et dans un ballet absurde déployait également ses propres agents en terrain ennemi. Prémisse de toutes les guerres, la quête d’informations débutait avec toute la subtilité propre à l’Art Ninja. Chacun des camps regroupaient les données les plus anodines sur les têtes d’affiches de l’opposition pour trouver les failles des défenses ennemies. Posté aux frontières du pays pour permettre un meilleur suivi des nouvelles du camp ennemi, seule son autorité permettait une action d’envergure après la découverte de données conférant un avantage tactique.

Obsession sans précédent, ce Rouleau avait pourtant mis en marche les engrenages de la Destinée. Un simple rapport qui avait éveillé en le jeune Nikkou un instinct irascible et incontrôlable...une curiosité maladive qui s’était soldée par une décision impromptue, mais sans équivoque. Et pour une énième fois, il déplie ce rapport…tentant de justifier l’imprudence qu’il a commis en sommant les troupes de gagner un fort en contrebas.

Citation :
Rapport de mission - 12/6 :
Les Dirigeants du Satori Tojou se font discrets. Ils ne sortent pas, sinon peu et restent confinés avec leurs compatriotes dans le Kami no Kyûden. Un des membres du groupuscale a été identifié dans les fichiers du Bingo-Bukku de Suna pour être un membre de l’escouade d’Ame qui a tué le Nanadaime Kazekage.

…Ame. Ses doutes avaient commencés ici. Non, c’est faux…avec du recul sa réflexion semble évidente, mais il ne pouvait avoir eu de doutes sur ces simples mots. Ce n’est qu’une interprétation de son cerveau qui tente de démontrer la logique qu’il s’est construit depuis tout ce temps. Et pourtant, poussé par un instinct irrationnel, aussitôt il avait demandé de continuer les recherches, prétextant que s’il avait su identifié un nouveau membre du Satori Tojou…Suna devait obtenir plus de renseignements.

Citation :
Rapport de mission - 19/6 :
Les membres du Satori Tojou connaissent l’existence des espions et évitent de prononcer leurs noms. Ils ne font encore que très peu d’apparitions publiques, mais un autre Ninja en armure accompagne le membre d’origine Ame-Jin.

Un instant à la suite de ces lignes…Nikkou avait hésité à s’intéresser d’avantage au personnage, et pourtant, il avait recommandé la constante surveillance de l’acolyte de l’homme afin de minimiser les risques encourus.

Citation :
Rapport de mission - 24/6 :
Namida Etsuraku, connu sous le pseudonyme de Ame no Hikari. Il est certainement le plus fidèle allié du membre de Satori Tojou, et gardien du bureau particulier du membre de l’organisation.

Ame no Hikari…La Lumière de la Pluie. Plein d’excitation, Nikkou relisait encore ce passage avec la même fébrilité que la première fois. Étrangement, ce nom avait intrigué le KazeNiban plus qu’il ne l’aurait du. Obsédé par ce casse-tête, il n’avait pu que sommer l’espion de continuer ses activités et le pria de récolter quelques informations sur les lieux où siégaient les deux acolytes…

Citation :
Rapport de mission - 3/7 :
Les descriptions du bureau du membre de Satori Tojou concordent toutes. Rien d’exceptionnel, si ce n’est un curieux bureau. Une sépulture datant de la Cinquième Grande Guerre Shinobi et d’après la roche décrite, il s’agirait d’une des pierres tombales commémoratives d’Ame.

Oui…oui…OUI ! Il en tremblait. Sous le poids de ces lignes, sur leur signification et leur implication, il ne pouvait plus contenir son agitation. C’est à ce rapport que Nikkou avait complètement dérappé. Après plus d’un mois à tergiverser sur la question et à rationnaliser les multiples conclusions que son imaginaire ne cessait ne lui imposer, une preuve tangible lui était apparue. Rien de certain, mais une piste plus importante…assez importante pour en arriver à cet instant. Répondant par une simple missive où un Sceau de scellement simple était encrypté, il avait demandé à l’espion de mettre immédiatement un terme à ses activités et de voler la tablette en la scellant dans le même parchemin. Opération risquée et contraire à toutes les directives de Suna, l’espion n’avait pourtant pas eu d’autres choix que de forcer l’entrée du bureau du membre de Satori Tojou et de sceller la table de marbre pour s’enfuir vers sa patrie…ne laissant que quelques grains de sables qui se libérèrent à l’ouverture du parchemin. Une course effrénée s’était entamée pour s’achever à la frontière du Pays du Vent, où l’espion céda le parchemin au Niban afin de retourner à Suna. Laissant le Niban seul devant la frontière du désert...attendant que le Destin frappe aux portes du Pays du Vent.


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MessageSujet: Re: Truth Wind [PV - Soft Fury]   Dim 17 Juin - 16:40


TRUTH WIND



- Bien, alors je retourne dans mon bureau… il n’y a besoin d’éterniser cette conversation...

Quelques minutes seulement après avoir quitté mon repaire, mon antre, je m’étais retrouvé assis au milieu de tous ces hommes et femmes partageant en mon sens un but. Organisation qui si elle ne se voulait vraiment fraternelle, rapprochait nos consciences, nos états-d ‘âmes se liaient pour ne former qu’un solide tissu de croyance, celui de faire naitre un jour nouveau ou la guerre n’existerait plus. Et au milieu de cette assemblée qui se voulait porteuse d’intérêts et de buts, mes agissements perdirent de leurs impacts, entravés par un refus d’action qui me semblait malhabile.

Dans cette salle fermée où seules quelques trainées lumineuses se filtraient à travers les volets clos des fenêtres aux bordures d’aciers, les rares bougies de cire qui éclairaient la pièce, semblaient chanter la douloureuse mélodie des flammes qui lentement, consumaient leur tige. Tous silencieux, suite à l’anti-action énoncée, je me sentais fragile, mon être étreint de douleur à ce qui me paraissait trahison, l’incompréhension de ne concevoir ce qui devait l’être, une logique illogique à en juger par le silence flagrant, dominé sous mes hurles intérieurs qui ne pouvaient s’exprimer. Tous savaient, l’organisation était loin d’être dupe et parmi ses plafonds, des stratèges plus que je ne puisse un jour m’y prétendre. Toutefois, nul n’était donné la protection de nos propres frontières, sachant pertinemment que des espions s’immisçaient à travers nos affaires internes. Trop peu d’informations disaient-ils, comme s’ils s’étaient attribués la peine de les chercher… Je les sentais distants, placides aux accusations que j’évoquai, mais blême face au mur navrant qui s’élevait devant moi, je me tu, comprenant que la discussion n’était encline au débat. Me levant calmement, je fis demi-tour sans paraître désagréable bien que fulminant au plus profond. S’ils préféraient taire mes thèses, alors soit, qu’il en soit ainsi… Mais le sacrifice de notre chef donnait une image bien risible de notre nouvelle optique : celle d’un groupuscule qui se voulait solide, établit sur les bases de la démocratie. Refermant la porte derrière moi, je les laissai, me demandant si à la suite de mon départ, les choses prendraient une tout autre tournure.

Pourtant, c’était eux-mêmes qui avaient sonné la cloche du changement, après la prise de Tsuchi no Kuni, les choses devaient s’accélérer pour ne laisser aucun répit aux nations frontalières, un le qui-vive mettant la pression, et ainsi les pousser à commettre leurs propres fautes. J’avais pleinement joué mon rôle d’orateur, mettant en avant des stratégies d’attaques fonctionnelles qui hisseraient Satori au plus haut. Mais rien, rien que des refus d’agir… Si impatient de rejoindre Suna, non pas pour batailler au milieu du sang et des cadavres mais pour y apporter l’image affirmative de ce qu’était ma paix, je devais attendre, encore, reportant l’échéance jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un mythe. Et comme piégé au milieu un rêve, je m’y voyais déjà retrouver cet homme aux cheveux de jais, combattre d’arguments nouveaux après une décennie d’abstention… Improbable était les chances que je l’y retrouve, lui si innocent et héraut d’un prélude fantastique à notre dernière entrevue.

Je n’avais cependant de cesse de penser à lui… Qu’était-il devenu ? Son comportement d’antan ne m’offrait pas réelles perspectives quant à son cheminement actuel. Il était peut-être mort, apportant sa propre version de la paix au milieu des pays outragés, bien plus réticent à l’entendre qu’Ame n’avait pu l’être. Si tel était le cas, alors je lui aurais apporté le plus grand des louanges, comme l’ensemble des prières que je formulai sur ma stèle horizontale, les noms des hommes morts contemplant mon plafond de pierre sur lequel j’avais peins le plus radieux des astres…Nikkou Makkura… Plus je m’avançai dans la direction de mon repaire, et plus je me certifiai d’une chose : une fois atteint, je me pencherai sur la sépulture et prierai pour le salut de son âme.

- Soft Sama !

Soudain, ma marche se stoppa de force, Etsuraku du haut de ses deux mètres me bloquant le passage.

- Oui ? Qu’y a-t-il Etsuraku ?

Je ne comprenais pas les raisons d’une arrivée aussi brusque, et moins encore le timbre confus et suffoqué de sa voix. Le crâne d’abord baissé, il le releva, arborant l’expression douloureuse d’une surprise qui m’était à mal toute la sagesse que je venais d'étaler. Alors qu’il s’apprêtait à reprendre la parole, je l’arrêtai net, levant la main pour le faire taire. Dans ma tête, nombreuses étaient les choses qui se bousculaient. Je pensai toujours à ce vagabond idéaliste, mais ces images s’obstruaient à la vue d’un Etsuraku paniqué, signe d’un mauvais présage. Puis je repris ma route avec lui à mes côtés. D’abords lents, mes pas s’accélérèrent avant de laisser place à de longues et puissantes enjambées. Poussant la porte de mon bureau après avoir abandonné ma classe habituelle, je me figeai sur place, pétrifié à l’absence de ce qui constituait le cœur même de mon sanctuaire.

- Quelqu’un vous a volé votre… votre…

Ses paroles me ramenèrent à la raison, le grincement abject de mes dents qui crissaient les unes contre les autres le faisant immédiatement reculer. Je sentais la peur en lui, celle que j’haïssais tant. Cette crainte alarmante qui emplissait mes rages, mes peines, le désespoir s’écoulait en moi comme les cris vaporeux de ceux que l’on venait de m’enlever. Mes idées n’étaient plus claires, j’en perdais le fil, la haine laissait place à de la souffrance, celle d’avoir été trahi, celle de n’avoir agi avant que de ce qui semblait lumière, l’ombre ne s’élève. Je voyais en ce larcin la plus grande des offenses, une catastrophe personnelle qui aspirait la flamme de mes convictions en dehors de mon corps. Ne sachant que dire, que faire, j’eus juste la force d’agripper le recoin de la porte pour ne pas m’effondrer.

- J’ai réuni les gardes ayant un jour approché votre bureau. Aussi, l’un deux manque à l’appel et n’a été localisé nulle part au cours de cette dernière demi-heure…

Étouffant, le garçon m’aida à me redresser, toujours avec une compassion sans pareille, celle que chérissait et bénissait encore aujourd’hui. Au fond je le savais, je sentais le mal planer au-dessus de nos têtes. Mais aveuglé par leurs propres caprices, aucun de mes proches n’avait porté d’intérêts à mes dires, ne voyant la menace qu’au loin derrière les frontières, attendant calmement que nos armées ne viennent rompre les leurs. Étais-ce de l’inconscience ? Le départ de notre chef avait-il laissé la naïveté et l’estime abondante repaître leur homme d’un surplus de crédit ? Je m’en moquai royalement, tout n’avait d’importance, que la reconquête de ce qui m’était dû.

- L’homme en question est un ninja de nos services secrets, il est convié à la protection secondaire de nos bâtiments, un homme habituellement silencieux et sans histoire…

Mon vertige laissa place à une profonde quiétude qui me poussa jusqu’au centre de la pièce où je m’agenouillai. Alors que mon second continuait à retranscrire aspects comportementaux et autres historiques inter-reliés, je ne prêtai d’importance qu’à l’étude des lieux, à la recherche d’un indice. Aucun dégât, aucun vol si ce n’était l’absence évidente de la stèle, un travail soigné et rapide de surcroît, durant lequel l’espion savait exactement ce qu’il était venu chercher. Rien ne me permettait d’accuser un village ennemi si ce n’était à tord, car en l’absence de preuve. Puis, j’appuyai ma main au sol pour m’aider à quitter cette position embarrassante, tâtant alors de mon doigt un détail, léger, granuleux qui resta collé à ma phalange humide. Retrouvant ma stature, j’écrasai cette poussière de mon pouce et index avant de remarquer que plus d’une saleté, il s’agissait de quelques grains de sable.

- Suna… Dis-je sous le regard acquiesçant de mon plus fidèle assistant.

Loin, nous étions déjà loin en dehors de nos frontières, nos pas foulant les étendues désertiques du pays du vent. Au-dessus de ma tête, mon parapluie blanc cuirassait ma peau blanchâtre des assauts continus du soleil. Etsuraku, légèrement en retrait, cherchait des preuves du passage de ce qui était désormais notre gibier. S’émerveillant à la vue d’une emprunte non-emportée par le mouvement incessant du paysage, il se persuadait que la route était bonne, plus intéressé par l’instant présent que par ce qui nous attendait là-bas, aux murailles solides. Sous mon parapluie, j’avançai, le priant d’attendre mon accord pour me rejoindre. Je sentais une présence, celle que je redoutai tant. Et au moment ou celle-ci fut une certitude, j’inclinai légèrement le manche de mon parapluie pour fixer les sommets, lui, avant de prononcer quelques mots :

- Où est-elle passée… L’innocence dans tes yeux…





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MessageSujet: Re: Truth Wind [PV - Soft Fury]   Sam 30 Juin - 5:37


Nikkou Under Shadow Le contraste saisissant qui se profilait marquait du fer des légendes la scène qui débutait. Fantôme d’un blanc laiteux à la chevelure argentée, la délicatesse d’une peau constamment confrontée à la sereine pluie d’Ame mettait de l’avant son statut d’étranger dans le désert chaud et aride de Suna. À l’opposé, Nikkou siégeait dans les ténèbres, son corps arborant l’or des enfants du soleil et ses cheveux tirés de la trame même de la nuit. Opposé, mais réuni suite à des années d’évolution et de changement…cette journée serait une fois de plus le carrefour des destinées, un nouveau tournant pour leur vie qui désormais s’entrecroisait au travers de frasques guerrières parsemées de ces quelques moments où, du moins Nikkou l’espérait, les armes ne seraient pas de mise si ce n’est que le tranchant de leurs idéaux.

Le premier acte prenait racine sous la pluie diluvienne qui les lavait des pêchés. Le second se déroule sous le soleil qui expose à la vue la vérité.

Impatient jusqu’à ce jour de voir se profiler la suite de cette première rencontre, le tract l’avait pourtant gagné à la vue de l’homme qui s’était montré avec tant de calme. Soubresaut de son passé, en un instant le monde s’était effacé pour qu’il se revoit encore jeune et entêté, s’injuriant devant la cruauté humaine, devenue désormais sa seule et unique réalité. Instant solennel, Nikkou n’avait, pour une fois, pas osé pipé mot…alors que les mots de son interlocuteur claquèrent fort, coup à son âme qui un instant pratiquement interminable continua de raisonné en trémolo dans son esprit. S’était-il tant écarté de la voie qu’il avait affiché à l’époque ? S’était-il à son tour perdu dans le chemin Shinobi pour ne devenir qu’un de ceux qu’il avait lui-même parjuré ? Non…il devait se tenir droit et faire confiance aux choix qui l’avaient poussés dans cette direction. Certes, il n’était plus l’enfant qu’il était…mais même les Shinobi grandissent.

« L’innocence fuit la vieillesse…ce n’est pas faute d’avoir tenté de la préserver pourtant. J’espère pourtant que jamais elle ne mourra. Je préfère éviter de me retrouver complètement désabusé. »

D’un ton plaisant et décontracté, Nikkou s’était exprimé avec ce masque habituel qui le seyait, aucun véritable trouble ne transparaissant de sa stature décontractée. Masque confortable, il se plaisait à l’arborer dans le quotidien de sa vie plutôt que devoir gérer ses propres émotions, ou encore se révéler dans toute la franchise de son âme à ses interlocuteurs. Oui…l’enfant avait du disparaître de ce monde pour survivre, se retirant dans les tréfonds de cette mascarade pour être préservé, enfermé sous l’hypocrisie adulte pour qu’au fond il demeure toujours une trace de ce qu’il avait été, et de ce qu’il aspirait devenir.

« L’utopie…ce monde que nous avons esquissé cette journée sous la pluie. C’est le chemin que tu as choisi pour l’atteindre ? »

Plus sévère, son ton s’était durcit, mais conservant cette touche informelle qui aurait été de mise en l’occassion. Niban et Terroriste…rien n’aurait pu plus contraster avec l’idée préconçue d’une telle rencontre et le moment présent, retrouvaille de quelques anciennes connaissances qui attendaient de voir s’ils devraient s’émerveiller ou s’étonner de l’échec ou de la réussite de leur interlocuteur. Non, délaissant le protocole pour cette fois et cette unique fois, Nikkou laissait de côté les droits et obligations de son statut, redevenant le Nuke-Nin qu’il avait lui-même jadis été.



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MessageSujet: Re: Truth Wind [PV - Soft Fury]   Sam 30 Juin - 17:48


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Jadis, j’arpentai les ruelles sinueuses de mon village aux larmes éternelles. Je voguai entre les maux de ceux qui faiblissaient leur espoir, perdus, seuls, silencieux je n’avais toutefois d’yeux que pour eux. Aujourd’hui j’adjurai les cieux, là où mon devoir n’était, là où j’avais décidé de me perdre pour recouvrer mes espérances comme ceux de tout un peuple. Je me savais en danger sur ces terres, loin des mégalithes de l’ancienne Iwa, qui de surcroît masquait mes peines au profit des idéaux fermes à l’instar de ces pointes rocheuses. Alors mon regard se perdait dans la lumière dégagée par l’astre de feu, laissant le vent s'accoler à mes cheveux d’argent. Il m’éblouissait. Sa lumière divine embrasait mes rétines, mais fort de mes intentions et prouvant la valeur de mes attentions, je tenais bon, avant de retrouver l’ombre dans son regard. Lui. Nikkou. Pourquoi était-il revenu sur ses choix d’antan ?

Puis il vint à briser le silence qui s’était à nouveau installé. Une décennie venait de s’écouler durant laquelle je n’avais eu de cesse de penser à lui. Soucieux d’entendre ce qu’il avait à dire, l’esprit tourmenté qui se voulait déçu réchauffa mon cœur de ses plus beaux souvenirs. Je m’attendais au dédain sollicité des paroles douloureuses qu’il allait m’allouer. Ses orbes ténébreux ne paraissaient avides de haine à l’égard du pécheur qu’il avait devant lui. Les traits de son faciès s’étaient affinés, son corps sillonné de muscles élancés se voilait sous des braies n’ayant pour teinte, que la noirceur impure de ses cheveux. Tant de choses avait changé chez lui, et dans son dos des faux aux courbes assassines levait en moi une réaction néfaste.

Ses paroles, je ne m’en souciai guère, trop occupé à lire ses changements. Dans le timbre tranquille de sa voix, je perçai toujours un zest de neurasthénie, celui qui m’avait touché à notre première rencontre. Puis je me souvins d’une part étonnante durant laquelle il m’avait couché dans la boue. Ici, seul le désert aride maquillait nos souliers de ses infimes grains de sable. Le faire basculer à mon tour n’aurait de sens, nonobstant cela aurait eu pour impact de lui rappeler ses choix et ses décisions, qui dans l’erreur l’avaient poussé à regagner ses sources. Aussi, je décidai de taire ses paroles, attendant qu’il reprenne les rennes sur un thème plus abordable, et au devant duquel je pourrai lui faire part de ma peine à son égard.

« L’utopie…ce monde que nous avons esquissé cette journée sous la pluie. C’est le chemin que tu as choisi pour l’atteindre ? »

Ainsi il n’avait complètement perdu la raison, rattaché un minimum à nos dernières maximes. À l’équivoque d’un jour nouveau, j’écoutai la voix solide et rude qu’il arpentait pour la première fois sous le soleil de Suna. Finissant son discours, j’attendais encore avant de prendre à mon tour la parole, inclinant légèrement la tête comme pour lui donner l’impression que je n’avais point compris sa question.

- C’est évident il me semble, je reste et resterai à jamais attaché à mes principes.




Me penchant en avant, je posai mes mains sur mes genoux avant de me propulser au sommet de la muraille, le rejoignant. À seulement quelques mètres de lui, je remarquai la hauteur qu’il avait prise depuis notre confrontation. Néanmoins, et même s’il mesurait approximativement la même taille que moi, je n’étais digne de faire le constat que d’une mesure physique, la clairvoyance de ses idéaux m’échappant encore.

- Et toi, malgré les horreurs que tu as vu. Malgré le sang, la mort, les larmes… Tu as décidé de retrouver ta famille, celle qui a fait de ce monde ce qu’il est aujourd’hui.



Passant mes longs doigts humides dans des cheveux imbibés de sueur, je remarquai à quel point il était difficile pour moi de vivre en dessous des fragments aveuglants de la nation du vent. Desserrant légèrement ma cravate, je réajustai mon costume avant de reprendre, serein :

- J’ai du mal à le concevoir… Aujourd’hui j’étouffe et toi tu vis pleinement sous les rayons du soleil… Ne devais-tu pas y pousser ceux qui n’ont la force de s’y rendre par eux-mêmes ?



Blanc et noir, à la ressemblance d’un yin et d’un yang, je noyai mon regard dans le sien, y retrouvant la chronique pleine de tumultes qui avait fait naitre en nous deux personnalités distinctes. Pourtant, je ne pouvais lui reprocher ses choix, il avait dû se perdre en chemin. S’il n’était un ami, il n’était mon ennemi où du moins pas pour l’heure. Cependant, je gardai en tête la raison de ma venue ici, et j’implorai les dieux qu’il ne m’oblige pas à rompre mon calme olympien afin de reprendre ce parchemin.

- Tu sais pourquoi je suis là… Alors s’il te plait, ne me force pas à user de la force…





Impassible, mes paroles ne s’associaient nullement à mon état extérieur, et je priai pour qu’il en reste ainsi.





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