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 Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]

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Makkura Nikkou

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MessageSujet: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Lun 27 Fév - 0:24

    Éparse, elle planait avec une effronterie ignoble. Palpable au travers des scènes les plus déchirantes, elle dominait de sa déchéance le genre humaine ne laissant sur son chemin qu’une traînée de malheur. Entouré, l’enfant du désert ne pouvait y fermer les yeux. Chaque instant, l’odeur âcre de sa présence le ramenait à la réalité. Et alors qu’il tentait de s’en absoudre, ignorant sa présence avec une indifférente feinte, son mordant le saisissait à la gorge. Sinueuse, perfide, maline…elle s’enroulait avec une étreinte glaciale, enlaçant de sa caresse cruelle l’innocence de l’enfant. Omniprésente, omnipotente…la moindre parcelle de ce monde en plein chaos lui revenait de droit. Trop vieux pour l’ignorer, mais trop jeune pour l’accepter, l’enfant du désert tentait de fuir. Se détournant de la délivrance sentimentale que lui donnerait l’acceptation d’une telle réalité, il préférait fuir avec sa terreur, se couvrant de cette dernière comme d’une cape qui préserverait l’innocence et les rêves qu’il parvenait encore à maintenir.

    Courant, s’échappant…inévitablement il trébuchait. Fuyant du regard, recherchant la plénitude dans la contemplation du ciel plus tranquille, doux et absout du jouge de cette présence malséante. Il finissait pourtant par chuter, se retrouvant ensevelit dans cette boue infâme. L’empêchant de respirer, emplissant ses poumons, il devait s’y débattre afin de ne pas s’y noyer. Et malgré, il se relevait…mais tâché à jamais de cette immondice.

    Mort et souffrance recouvrait désormais ce monde d’un voile obscur et l’enfant ne pouvait plus l’ignorer. Vagabondant dans les plus petits Pays du Monde, chaque jour il y découvrait la souffrance sous un jour nouveau. Des vestiges d’une guerre de pouvoir absurde, il ne restait que les ruines des Villages en pleine effervescence. Carnage malsain, désormais les plus hautes tours des Villages gisaient prostrées dans la boue, des taches d’un sang désormais salit les seyant dans un tableau écœurant. Les quelques habitations parsemant les Villages reconnus les plus pauvres, avaient été détruites sous le joug de la colère et de l’ambition, ne laissant aux plus démunis encore moins que ce qu’il possédait par le passé. Et bien que matérielles, ces pertes représentaient un coup dur au moral des quelques survivants. Une population amoindrie et décharnée par la perte des êtres chers, de véritables loques humaines…la mort et le désespoir était devenu les maîtres de cet endroit.

    Jeune idéaliste fougueux, Nikkou ne pouvait concevoir l’acceptation d’une telle réalité…il avait quitté Suna pour une vie où ses rêves se concrétiseraient et où il pourrait enfin laissé de côté la noirceur de son monde. Et que trouvait-il ? Des pays en ruine, des cadavres par millier, des survivants sans aucune étincelle de vie dans le regard…chaque jour il fuyait un peu plus les horreurs de la guerre, tentant d’oublier que ceux qu’il aimait y était également confronté, alors que déjà son cœur chavirait pour ceux qu’il ne connaissait pas. Recherchant refuge toujours plus loin, depuis longtemps le caractère paisible des îles du Brouillard lui avait été refusé. Cette nuit où il avait vu ces jeunes enfants d’Ame transporter les corps ensanglantés de parents et de Sensaï, Nikkou n’avait pu rester de marbre…et s’était jeté dans la misère de ses pairs. Crachant à la figure de ceux qui s’exclamaient devant la trêve qui suivait les horreurs de la guerre, il se refusait à une telle hypocrisie. La Guerre n’était que le commencement de l’apocalypse.

    La Guerre donnait un but à l’homme, mais à sa suite il n’était que confronter à sa propre déchéance. Entouré par la mort et la chaos, sa propre stupidité lui venait de concert avec les remords d’avoir meurtri ses ennemis, mais également de ses pairs qui avaient été engagés dans cette spirale de haine et de désespoir. Si la Guerre pouvait être nourrie par de nobles ambitions, ces dernières se fanaient avec l’avènement de la fin. Désuètes et incongrues, elles ne devenaient plus que de pâles fragments d’une histoire impitoyable.

    Tragédie d’Ame Gakure no Sato, son désir de justice et d’équité s’était transformé en une soif sanglante de pouvoir…qui s’était retournée contre elle, les reléguant à une situation plus miséreuse que ce que le passé lui avait offert. Rejetant ses nausées devant de telles scènes, Nikkou avait aidé à transporter les corps calcinés. S’enivrant de l’odeur abjecte de la mort et de la destruction, l’enfant aux cheveux de jais s’était laissé à aller à une inconscience somnambule. Déambulant au près d’enfants plus jeune que lui qui désiraient apporter leur aide. Faisant fit de sa propre répugnance, il agissait avec un mécanisme abjecte. Se refusant toutes pensées, il ne focalisait que sur la peine de ceux qui déjà avaient tant soufferts. Peu importait ses propres sentiments…il devait apporter son aide à ceux qui avaient déjà tout donné. Travaillant de concert avec les anciens ennemis de son peuple, son désir d’utilité supplantait avec raideur sa répugnance.

    Jour et nuit, dans un mutisme rituel, il aidait les natifs de ces terres, les côtoyant et partageant leur misère dans une sollicitude qu’il avait ignoré jusqu’à une confrontation directe avec les tourments de la guerre. Dans de rares temps de solitude, il se venait se recueillir dans le cimetière, comme en ce jour. Sous une pluie perpétuelle, il se recueillait sur la tombe d’inconnus, laissant la pluie les laver de leur misère…et, espérait-il, les lavant de ces ignobles souvenirs.


      « Vous m’êtes inconnus…et pourtant je vous pleure pour le symbole que vous évoquez. En espérant qu’un jour, Ame vivra sous le soleil d’un jour meilleur »


Dernière édition par Makkura Nikkou le Sam 21 Avr - 2:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Lun 27 Fév - 0:41


BLOOD RAIN






- Soft-Sama, je viens de recevoir les ordres de Ciel-Sama. Il vous est prié de vous rendre à Suna pour y analyser le terrain en vue de notre future attaque...

Chacun de mes coudes étaient appuyés sur l’imposante table de marbre froid. Mes mains liées, doigts entrelacés, je relevai la tête en silence, mon regard posé sur les plissures de mes longues phalanges blanchâtres. Elles avaient-été l’auteur de tant de mot, les pionnières d’un passé tumultueux. Aujourd’hui leurs lexies n’apparaissaient que comme les songes d’une histoire révolue, un idéal qui lentement se concrétisait après nombre d’échecs cuisants. Je ressassai mes plus douloureux souvenirs pour ne pas perdre l’intérêt que je portai à ce futur prometteur. Je me rappelai d’une pensée exprimée suite à mon retour de la guerre, elle durant laquelle j’avais perdu plus que ma propre vie.



- Oui… Je sais.

Flash Back.

Ecarté du champ de bataille, je me réveillai à nouveau dans mon lit aux draps blanc. Cette teinte immaculée s’était éloignée de ma mémoire au milieu du rouge tracé parmi les cadavres. La nuit elle-même me rappelait cette décadence, Morphée tintant ma paresse du son omniprésent des frappes métalliques commune à la guerre, à cette guerre qu’il me fallait conclure. Ma victoire sur le Kazekage ne fut sans peine, égarant suite à cette dernière, le bleu océan des yeux de Tanaka. Cet affront m’avait privé de ce soutient que je chérissais tant, cet amour fraternel qui m’avait permis d’avancer durant tant d’année. Pourtant je ne renonçai pas à venger son âme tout comme mon pays.

Des gouttelettes par milliers venaient frapper mon plafond de tôle, en dessous duquel je plaquai mon visage sous un coussin de plume. Ce bruit agressait ma mémoire et l’ensemble de mes actions passées. Il sonnait dans ma tête comme un rappel de ce que j’avais vécu tout comme de ce que j’allais vivre à nouveau. Relâchant la pression de mes mains sur l’oreiller, mes paupières s’ouvrirent sans le moindre clignement. Puis, je me redressai avant d’ouvrir mes volets d’acier rouillé. Dehors les enfants ne jouaient pas, mais bataillaient pareillement aux adultes. Je les voyais, affaiblis par la famine se dessinant sur leurs petits corps frêles... J’avais presque honte d’être là, chez moi à l’abri de la pluie, à les voir ramper pour certain à la recherche d’un grain de riz, d’une arme à revendre, d’un cadavre à voler…

Ayant fini de me préparer, c’est confiant que j’empruntai la porte d’entrée, un parapluie à la main. Le sol boueux ne tarda pas à revêtir mes chaussures d’une épaisse teinte brunâtre, qui rapidement s’incrusta à même le cuir de mes souliers. Traversant la rue comme à mon habitude, les pleures ternies plus encore par le temps maussade ne cessaient d’affliger mes tympans : hurlements mécaniquement perpétuels. Les veuves à genoux suite à l’annonce du décès de leur mari, les vieil-hommes en larme pour la première fois de leur vie, qui pleuraient la mort de leur fils… tant de larmes qui se couplaient à celles que les cieux versaient en permanence.

Moi-même j’avais pleuré, des jours durant, avant de comprendre que cet état de faiblesse ne m’apporterait rien. Alors ma tête se releva d’elle-même, évitant que la pluie ne se fige dans mes yeux, toujours avec ce parapluie blanc qui projetait dans le ciel comme une lueur d’espoir, là où l’ombre et le sang demeuraient fixes. J’avais retrouvé la vaillance qui durant plus d’un mois m’avait quitté. Je recouvrais lentement cette volonté qui anima si souvent mes buts, mes actions.

Aujourd’hui j’étais prêt à repartir au combat, plus fort que jamais, un nouveau pouvoir en signe de mon salut. Il me fallait simplement attendre l’accord des dirigeants du pays pour rejoindre le front, afin de faire plier mes adversaires sous la grandeur de mes ambitions. Cette attente devenait pesante, si bien que je décidai de me rendre sur la stèle où était gravé le nom de mon ami, ainsi que ceux des hommes qui c’étaient battus du côté des villages mineurs. Leur rendre un dernier hommage, avant de les quitter le temps d’un périple, le temps d’une mission…



Poussé par le vent d’une affable tempête, je me laissai emporter sans la moindre résistance au milieu des corps malades, d’enfants voués à une peine éternelle. Cependant, loin au devant des groupes qu’ils formaient de leur triste présence, priait une vie, agenouillée face à la plaque de marbre froid, au dessus de laquelle j’étais moi-même venu méditer. Son corps courbé ne m’offrait la vue de son visage, et pourtant je sentais en lui comme une répercutions de cette vie sanglante qui n’était sienne. Sous le fracas venu des cieux, ses doux mots frappèrent mon âme dans un élan de bonté que je ne pouvais contenir en silence.



- Je suis sûr que de là-haut, tes mots touchent leur conscience… Ta parole reflète cette maturité qui te fait mettre un genou à terre en guise de salut. En leur nom, je te remercie.

Mes yeux caressant le cénotaphe, je passai délicatement ma main froide sur le nom de mon « frère », lui qui insufflait comme un second souffle à ce moment tragique. Je sentais que l’heure était venue pour moi d’émerger de ce sommeil placide qui endolorissait le cours du temps. Comme pour ne plus me cacher, je refermai mon ombrelle, laissant de ce fait les larmes couler le long de mes cheveux.



- Tout comme eux, je me suis battus pour la paix, ou du moins ce qui me semblait juste… J’ai perdu plus que mon âme sur un champ de bataille méprisé par les procréateurs de cette guerre… Vois-tu, ce sont les villages importants de ce monde qui sont à la tête de tant de maux. C’est leur cupidité qui nous a forcé à combattre, leur avarice qui nous a permis de déployer nos ailes… Alors nous nous battons pour retrouver nos valeurs aussi bien physiques que morales… Et pourtant, après tant d’année, ce ciel n’entrevoit pas la moindre éclaircit. Impossible pour nous de prendre notre envole, de fuir la violence de ce monde… Mais l’espoir est la plus grande source dont nous disposons. Alors même si les femmes pleurent, si les enfants meurent… Le monde retrouvera ses lumières car c’est ce que nous tous nous voulons…

Mes yeux clos, je sentais déjà son regard rivé sur moi. Sa réponse me permettrait de mieux le connaître, de comprendre qui il est et de savoir ce qu’il était venu chercher ici…





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MessageSujet: Re: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Lun 27 Fév - 0:49
    Son corps vautré dans la boue, jusqu’à son égo était taché par le sang qui coulait des cieux. La pluie le frappant de sa rage, Nikkou demeurait pourtant impassible, agenouillé devant la tombe de soldats inconnus. Le corps du jeune Shinobi courbé par le poids de jours de travail forcé, ses muscles endoloris supportaient avec une résistance issue seulement de sa compassion, l’effort qu’il fournissait à ce moment. Figure pathétique dans cette plaine ensevelie sous les flots, son désespoir émanait de lui dans une constante perturbation émotionnelle. Comment le monde avait-il pu en arriver là ? Les années de misère et de guerre qui avaient suivis l’arrivée de l’Akatsuki n’avaient donc pas suffi à éteindre les feux de la corruption et du désir ? Ces ignobles tueries issues seulement de la cupidité des hommes ! Tous cachés derrière les flots de leur soldat, à l’abri derrière la confiance aveugle des moins puissants…protégés par la suprématie de leur pouvoir.

    Frappant le sol de ses deux poings, un cri étouffé fut englouti par le bruit assourdissant des orages qui éclatèrent en symbiose avec sa rage. Ses cheveux trempés des pleurs des cieux, l’eau se joignait de concert aux larmes qu’il versait, décrivant de larges sillons sur son corps pour venir gorger la terre non plus du sang des innocents, mais des remords de ceux qui étaient restés impuissants. Subissant désormais les contrecoups de la guerre, Nikkou voyait enfin le résultat d’une telle catastrophe…et y contemplait l’injustice qui en était issue. Et lui, jeune Shinobi dans la fleur de l’âge, ne pouvait qu’éteindre ses pleurs dans le travail, supportant les plus jeunes et les moins puissants…au détriment de sa propre personne, se laissant sombré dans les abysses de la peine et de la misère, seul…

    Et pourtant…une main se posa sur son dos trempé. Y restant impassible, oubliant les réflexes de toute une vie qui aurait du le mettre en garde d’une arrivée impromptue, il se laissa sombrer dans le bonheur d’une telle présence. Non, le temps n’était plus à la guerre…mais à la compassion. Nature de l’être humain, ils se différenciaient des bêtes grâce à cette faculté d’aimer, de se rassembler et de se soutenir. Soumis aux plus atroces ignominies, ils s’alliaient dans un concert de compassion et s’abandonnaient dans les bras des uns et des autres afin d’oublier la souffrance qui incombait à leur existence. Cette main posée sur son dos en était l’ultime preuve. Deux inconnus liés par la peine et les résultats de la guerre, se retrouvant pour partager leur fardeau.

      « On ne peut changer le passé, mais je désire simplement qu’il ne se perde pas dans l’oubli. Je m’agenouille pour leur rendre grâce…afin qu’ils sachent que leur mort n’est pas perdue. »


    Déclara-t-il sur un ton serein contrastant étrangement avec l’explosion de rage et de pleurs qui avait précédé. La pression émotionnelle s’étant échappée, Nikkou en restait vidé, son souffle rapide, sa gorge serrée et un étrange nœud se formant dans son estomac. Extrêmement sensible, il se sentait à fleur de peau après autant de jour de labeur, doublé d’une tension émotive exacerbée…

    Laissant le silence plané un instant après le discours de son nouvel interlocuteur, Nikkou restait ainsi accroupit au sol, son visage caché par l’ombre de son corps. Impassible, il écoutait avec attention les mots prononcés par le nouvel arrivant comme s’ils le traversaient sans le moindre impact…Et à la manière d’un fauve, il se jeta d’un bond rapide sur ce dernier. L’agrippant par le bassin, il le plaqua au sol de tout son poids dans un élan de hargne insoupçonné. Prise de lutte pour le moins banal, leur proximité avait pourtant empêché toute esquive et les deux corps s’écrasèrent avec fracas dans la boue du cimetière. Nikkou sur le dessus, il plaqua une nouvelle fois dans la boue son interlocuteur dans l’intensité de la mêlée.

      « Aies honte inconnu...aies honte de tes paroles en ce lieu. Parjure ! Inconscient ! Ces paroles ne sont qu’injures à leur conscience. Toi qui vies. Toi qui vois les conséquences de telles folies…tu les prodigues en ce lieu ? Laisses les en paix ! Ils méritent de se reposer et d’être absous de tels maux… »


    Le souffle court, Nikkou continuait de déblatérer sa rage contre cet inconnu. Ses ressentiments envers la stupidité des hommes se déversant sur cet homme au sol dans un cri de désespoir, il tentait, sûrement en vain, de déverser dans cet homme une infime part de raison…ou de son innocence ? De l’espoir inconscient d’un enfant qui rêve encore, malgré ses propres tourments, de voir un jour le ciel éclairé par les feux de l’espoir…Prêt à changer le monde, sa jeunesse le protégeait de l’objectivité adulte qui restreindrait ses actes, croyant encore voir une issue à tous les maux de ce monde. Relâchant sa prise sur l’homme couchée au dessous de son propre corps, Nikkou reprit d’une voix plus douce.

      « Assez...arrêtes. Arrêtez. Chercher un coupable ne servira à rien. Faire la guerre pour une justice que vous-même vous décrétez n’emmènera rien. Détruire un monde pour voir le vôtre éclore ne vous sauvera pas, mais comme maintenant vous condamnera. La guerre, la destruction, la puissance…ce ne sont pas des outils pour reconstruire ou fonder un monde nouveau, mais seulement pour engendrer corruption, déchéance et misère. Il est temps, pour Ame, pour tous les plus petits ou plus importants Villages, de construire au leiu de détruire. »


    Déclaration d'espoir et promesse d'un monde nouveau, Nikkou laissa écouler ses pensées les plus secrètes dans ce discours contraire à l'idéologie Shinobi. Il était temps, après tous ces siècles de guerre perpétuelle, de laisser tomber les principes qui avaient fondées le monde Shinobi et en arborer de nouveaux...

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MessageSujet: Re: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Lun 27 Fév - 0:49
- Guh !

Plaqué au sol sans même avoir eu le temps de réagir, je laissai échapper un crie partager entre douleur et surprise. Heurté par la réaction de mon interlocuteur, ce fut après avoir fermer mes yeux sous le poids du fauchage, qu’ils se rouvrirent, fixant incompréhensible le regard irascible d’un adolescent attisé par la souffrance qu’engendrait la haine terrestre. Scission d’une patience incongrue, ce fut étreint par ses poings rageurs que je le laissai bramer sa colère là ou elle s’était retenue durant tant d’année. Dans ses yeux aussi noir que la nuit, je lisais sa tristesse, la peine d’une guerre qu’il disait inutile ou du moins néfaste à ce que lui tout moi cherchions à instaurer : la paix.

Ses longs cheveux noirs emmêlés et frisés retombaient à quelques centimètres seulement de ma peau ivoirine, et depuis peu nuancée par le brun salasse du sol. Sourcils froncés, ils se plissaient au-dessus de ses orbes accusateurs, dont je figurai sur l’instant comme l’un des principaux calomniés. Pourtant derrière cette rage qu’il exprimait à la perfection, se lisait des larmes, non pas celles des cieux mais bien de sa propre personne. Il vivait dans son regard comme les maux affligeants d’un récit agaçant : celui d’une histoire éternelle aux déroulements sans accords et nulles onces de conclusions chaleureuses.

Ainsi j’en apprenais plus sur le mystérieux personnage qu’il était. Pacifiste à n’en pas douter il croyait éperdument en une sagesse chimérique, comme si les conflits du monde pouvaient se perdre dans les abysses d’un passé lointain. Il ne semblait comprendre le ressentit des hommes morts sur les champs de batailles, prêt à défendre plus que leur propre existence en priant qu’un jour leur rêve se réaliserait, et ce, avec ou sans eux. Sa jeunesse était l’unique reflet de la naïveté qui l’animait. J’avais de la peine à lire la tristesse de ses yeux, à entendre ses mots faussés par un monde qu’il disait incohérent et impropre à la mémoire des anciens. Et pourtant la vérité était à l’opposé de son souffle utopique : Comme la fleur à besoin d’eau pour croître, la vie à besoin de larme pour tenir.

Son étreinte démise, je n’eu besoin de l’écarter pour comprendre que cet élan de violence s’en était aller. Toutefois, le tourment se lisait toujours au fond de ses prunelles dégoulinantes, qu’il tentait en vain d’effacer d’un revers de la main. Me redressant en silence, je me débarrassais de ma veste sale tout en l’agitant dans l’unique espoir de la laver de ses dégâts. Inutile, mes lèvres se pincèrent en comprenant que je n’y arriverai point. Soupirant calmement, je saisi le bras de cet enfant agenouillé sur le sol crasseux, le relevant de ce fait à mes côtés.

- Je suis désolé que mes mots t’aient touché à ce point, tes derniers jours en ces lieux ont grandement du t’affaiblir… Marchons un peu et parlons…


Marchant tout en regardant droit devant moi, je sentais sa présence silencieuse à mes côtés. Là ou en tant de guerre je lui aurais rendu l’offense qui me fut faite, je choisissais de lui parler calmement, afin d’éviter tous conflits débouchant en cas d’accroches, sur une bataille additionnelle à un nombre déjà suffisamment éminent. Il me fallait trouver les mots justes pour lui faire comprendre que nos points de vue ne pouvaient s’accorder, que la vérité qu’il conspirait n’était que songes alloués un culte étranger.

Regagnant les rues sinistres que j’avais traversées quelques minutes auparavant, les mêmes scènes tournaient en boucle sur une mélodie mécaniquement lasse. Les pleures ne cessaient d’éreinter mon cœur et j’imaginai qu’il en était de même pour l’étranger. Arrivant face à deux jeunes enfants qui semblait trait pour trait être frère et sœur, je décidai de m’adresser au garçon, ainé des deux, âgé de moins de dix ans en apparence.

- Petit… Dis moi. Pourquoi ta sœur pleure t’elle…

Relevant la tête sans sanglots ni même hésitations, son regard de braise se posa sur moi puis sur l’individu à mes côtés.

- Elle pleure parce notre père est mort monsieur…

Une lame traversa mon corps à l’écoute de cette phrase si tragique, et pourtant prononcer sur un ton aussi sec. Lui passant la main au dessus de sa tête sans prendre en considération l’avis du jeune homme aux cheveux de jais, je reformulai ma question en lui demandant pourquoi lui, à l’instar de sa jeune sœur aux boucles de sang, ne pleurait pas

- Je n’ai pas le droit de pleurer, car cela salirait l’honneur de mon père ! Il est mort pour qui moi tout comme elle puissions grandir dans un monde serein avec la chance de devenir quelqu’un ! Aujourd’hui mon père est mort, et demain ça sera mon tour de combattre !

Fermant les yeux, j’aurai à la place de l’étranger imaginé que ces mots ne reflétaient que les pensées de ce que l’on avait dû lui inculquer. Pourtant le regard du garçonnet en démentait totalement : ce n’était point celui d’un naïf prêt à suivre les idéaux qu’on lui forçait à partager. Ce n’était pas non plus les mots qu’un père se permettrait d’user pour corrompre la vision de son enfant. Cette flamme dans ses yeux était celle d’un homme, un guerrier d’Ame en qui les maux du passé avait adapter l’état mentale d’une descendance soumise. Sa réponse était celle d’un utopiste en quête de bonheur et non pas d’avarice.

Me retournant, je fis une nouvelle fois face à l’inconnu.

- Je ne suis pas seul dans mon cas à combattre le mal par le mal, chacun d’entre nous agissons de la sorte. Vois tu, je suis né ici même à Ame, et depuis ma plus tendre enfance on considère que la blancheur de ma peau est la réincarnation des morts de la quatrième grande guerre ninja. J’ai été mis à part à cause d’un événement que je n’ai point connu. J’ai été moqué, montré du doigt, battus par des adultes qui devaient trouver un coupable parmi eux… Tout ça car aucun d’eux ne possédait la force d’agir, tout comme la volonté de le faire.

Relevant les yeux au ciel, j’inspirai profondément pour reprendre de plus belle :

- Plus tôt tu m’as appelé inconnu… Je me nomme Soft Fury et j’ai combattu parmi les hommes de ce village des mois durant avant d’être mis à l’arrêt. Devant la stèle tu as offensé la mémoire de mes camarades en me jetant dans la boue et en insultant mes principes… Plus que celle de mes amis, tu as salis le nom frère, mort en me soignant et en misant toutes ses croyances en moi.

Serrant mes poings pour garder mon calme je ne pus empêcher mes sourcils de se froncer et mes traits de se plisser. Mes dents se mirent à grincer bruyamment et une aura meurtrière enveloppa l’étendu de mon corps, avant de faire s’écrouler les deux enfants derrière moi. Entendant la fillette agoniser, je retrouvai sur l’instant mon état si placide qui masquait la rage tenant sans relâche de me faire exploser :

- Nous ne cherchons de coupables car nous les avons déjà trouvés. Toutefois aucun de nous ne voulons poursuivre ce débat enfantin et inopérant. Nous ne voulons qu’excuses pour les actes du passé, car le passé n’est que le reflet du présent, et le présent celui du futur. Reconstruire au sommet d’un champ de ruine n’abouti à rien, car la violence procréée par le péché humain réduira une fois encore ce silence en tambours de guerre. Toi qui ne t’es pas présenté, d’ou viens-tu et pourquoi avoir choisie cette route sinueuse ? Un esprit comme le tiens ne devrais choisir la voix du ninja car elle est une entache à tes propres termes. Regardes ce siècle précédent connu comme étant le plus chaleureux de tous. Konoha, Kiri, Kumo et Iwa on délibérément nommé cette période comme l’une des plus belles ayant exister… Et sans soucier des villages mineurs tombé dans l’oubli et dans l’ombre de leur propre misère, ont festoyé d’une victoire en partie la notre…

Posant chacune de mes mains sur les épaules de celui qui deviendrait probablement l’un de mes principaux rivaux, j’approchai mon visage au dessus de son oreille avant de poursuivre confiant :

- Tu sais… Je ne me fais aucun bien en récitant ses mots, la guerre même me fait mal car elle à trop longtemps appuyer ses malheurs sur mon dos. Pourtant les rires de nos deux mondes ne peuvent s’accorder, ou du moins pas pour l’heure et dieu sait que c’est ce que je souhaiterai le plus au monde… Sur une terre lointaine, un peuple d’homme rouge c’est révolté contre leurs souverains blancs. La guerre mit à rude épreuve la volonté des deux clans : liberté et enrichissement personnel, pour en venir à la conclusion que le plus important était l’enrichissement qu’apporterait la liberté impersonnelle… Ainsi leur liaison les rendirent jaunes, et aujourd’hui encore l’éclat de leur joie illumine nos jours

Au même moment une éclaircit traversa le ciel, laissant les rayons du soleil percer l’ombre omniprésent.

- Tu dis ne pas vouloir qu’ils se perdent dans l’oubli ? Alors accepte leur principe car c’est celui d’un peuple qui prend enfin les devants d’une histoire qui n’a que trop attendue.

(Aucunes corrections, j’en ferai une si tu le souhaite. De plus il est très tard (2H46 du mat') ce qui explique certaines répétitions et probablement un nombre considérable de fautes... Je n'ai me^me pas fait la mise en page, c'est pour te dire que j'ai vraiment sommeil xD J'espère quand même que ça te conviendra ;D)


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MessageSujet: Re: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Lun 27 Fév - 0:51
    Stupéfait, Nikkou lâcha sa prise sur son compère. Les mains du jeune garçon se détendant dans une douceur qui était si souvent absente du monde Shinobi, l’étoffe désormais trempée de boue lui glissa des mains alors que son regard tombait dans l’océan glacial des pensées du Ame-Jin. Tremblant d’un mélange grotesque de rage et de stupéfaction, il ne réalisait qu’à moitié la portée de ses actes. Esprit et corps s’étaient alliés contre la raison dans une impulsion malsaine, fruit d’une tension émotionnelle trop intense, il s’était exprimé au travers de la violence et la vivacité de ses mots. Sinueuse et la malsaine, l’ambiance perfide de l’endroit, soumis aux déboires de la guerre, avait éveillé en Nikkou le désespoir de sa cause. Pacifiste invétéré, il s’était lancé avec toute la passion de son être dans le soutien des troupes d’Ame Gakure, espérant y trouver la prise de conscience de toute une nation. Ne voyaient-ils pas ce que la guerre, leur propre entreprise, leur avait apporté ? Étaient-ils aveugles à leurs propres agissements…comme lui-même, dans sa quête de paix, l’avait été en s’en prenant à cet homme ?

    Contraire à tous ses principes, il avait prit appui non pas sur la force inébranlable de sa spiritualité, mais en puissant l’énergie de la rage désespérée qui l’habitait. Emporté par la folie de ses paroles, guidé par le sang bouillant de sa rancune, il s’était jeté dans la passion aveugle de ses idéaux….à leur détriment. Corruption à tous ses actes passés, il avait lâché avec vivacité l’acte qu’il venait de prodiguer en se rappelant la raison de sa présence en ces lieux. Une aide aux épleurés…jamais il n’avait voulu se donner le statut de Juge quant aux actes ou aux pensées de ces victimes. Non…au contraire, dans la fougue de sa jeunesse il avait encore tout à apprendre et peu de conseils à donner.

    L’adolescent aux cheveux de jais se retirant, il fixait son interlocuteur avec incrédulité. Se questionnant sans relâche sur la raison et la portée de son acte, il avait repris la docilité qu’il arborait depuis son arrivée à Ame. Peut-être était-ce enfin le temps d’écouter…Pathétique, il demeurait immuable, son visage et ses vêtements couverts de la boue dans laquelle sa rage l’avait jetée, ses vêtements déjà trempés par la pluie fine qui tombait. Quel gâchis avait-il provoqué ?

      « Ce n’est pas une excuse…Gomen ! Qui suis-je pour juger de ce qui est bon ou mauvais ? »


    Devenu marionnette entre les mains de cet homme, Nikkou, trop choqué par ses propres actions, se laissa levé sans la moindre. Sa propre honte était devenu les fils qui définissaient ses mouvements, laissant l’intrus le guider dans ses actions plutôt que de prendre le risque de commettre un autre accès de folie. Marchant tranquillement à ses côtés, il n’était plus qu’un instrument entre ses mains. Élève prêt à assimiler la sagesse des anciens, il se laissait conduire loin des fautes qu’il avait commises. Ombre dans les pas de l’homme, Nikkou avançait…enfin prêt à se laisser guider. Prêt à comprendre. Prêt à accepter…après tout, seuls les fous, les hérétiques, s’empêtraient dans leurs mensonges, conscient de la réalité, mais s’y refusant. Était-il de ces hommes ? Prônant sa propre idéologie au détriment de ce qui était vrai ? Capable de voir qu’il avait tord, mais incapable de l’accepter et de changer son propre schème de pensé…

    Accrochant un jeune enfant dans la misère, il observa placidement la conversation. Pays en pleurs, il écouta avec compassion la misère du petit. Regardant la jeune sœur pleurer, son cœur se fendit sous une nouvelle démonstration de l’étendue du chaos engendré par la Guerre déclarée. Pire encore, bercer par une vie de misère et de chaos, l’enfant n’y voyait que sa seule porte de sortie. Vivant dans un univers où l’honneur et l’esprit combattif primait sur la paix d’une vie tranquille…Façonner non par ce peuple, mais bien par cette ère déchéante, il ne voyait qu’en la guerre le moyen de se sauver lui et les siens. Déplorant la mort proche de cet enfant, il porta un regard ému à la petite fille qui pleurait toujours la mort de son père…et qui pleurerait un jour la mort de son frère. Et à ce moment, lorsqu’elle serait seule, qui la consolerait ? Son propre fils partirait-il lui aussi à la guerre ? Tous prôneraient-ils la vision de cet enfant ? Tous demanderaient-ils vengeance et crierait à l’injustice, se sacrifiant pour leur nation…en ne laissant derrière eux qu’une nation en pleur, à moitié détruite par l’altruiste des uns et la quête de justice des autres…

    Était-il donc seul au monde à prendre en considération cette jeune fille ? Seul à voir en elle la représentation même des véritables victimes. Laissée pour compte, sans l’option de se battre, attendant la fin de la guerre pour pleurer les siens…sans le moindre réconfort pour la faire tenir. Déjà, elle s’accrochait à son frère, serrant de ses petites mains potelées la tunique de son aîné pour le garder près d’elle. Réalisait-il à quel point ses paroles avaient déchirées le cœur meurtri de sa petite sœur ? Voyait-il seulement le silence imposé aux faibles, le martyr qu’elle vivait de ne pas pouvoir combattre…et de voir tous ceux qu’elle aimait disparaître pour…rien ? Nikkou le savait, déjà la scène s’imposait à ces yeux avec une réalité brûlante. Scène répétée dans l’archétype dérisoire de la guerre, il voyait les deux enfants adultes, grands, forts, prêts…L’homme partait au combat, prétextant protéger sa sœur, et elle…elle pleurait tout son soul. Seule, à jamais seule, ne demandant que l’amour de ses pairs, mais abandonnée parce qu’elle ne comprenait pas. Non, pour son frère, elle qui n’était pas une combattante, ne comprenait pas. Il le ferait pour elle, croyant mieux connaître qu’elle ce dont elle avait besoin…prit dans l’illusion de ce futur bien trop proche, Nikkou se retenait de crier. Crier d’écouter sa sœur. Crier d’écouter son peuple…crier d’arrêter d’écouter la voix empruntée par ses ancêtres qui les avait mené à un tel drame.

    Perdu dans la contemplation de ce futur inexorable, il fut brutalement retourné à la réalité par la présence de l’inconnu qui lui parlait. Se retournant, Nikkou le fixait de ses yeux éteints, vides…était-il donc seul en ce monde avec de tels idéaux ? Écoutant sans broncher les paroles du dénommé Soft Fury, il ne sourcilla pas avant la fin de ces paroles. Écoutant sans broncher la colère qui couvait le récit de sa propre épopée dans les tumultes de la guerre, il y resta pourtant serein. Chaque homme avait une histoire, aussi tragique était-elle, et il ne pouvait que respecter le partage d’un tel fardeau avec toute la compréhension de son être…mais aussi tragique était-elle pour cet homme, autant elle représentait pour Nikkou l’ultime preuve de ses premiers mots.

      « Justement…ils t’ont fait confiance, t’ont laissé leur fardeau. Laisse les en paix dans ce cimetière. Ils sont peut-être tes frères d’armes et même les compagnons de tes idéaux…mais ils ont déjà donner leur vie pour tout ça, laisse leur cette paie. »


    Réceptacle d’un pouvoir basé sur la mort et la corruption du pouvoir, mieux que quiconque il connaissait le sacrifice éternel incombé à ceux qui devaient, même après leur mort, continuer d’alimenter la fureur de la guerre. Affliction qui le tourmentait depuis toujours, il savait que la base même de ce pouvoir maudit reposait sur la torture de l’âme de ses ancêtres, morts au combat. Ces hommes et femmes, lâchés dans la guerre pour le bien d’une seule âme…et qui n’avaient pas su trouver le repos dans la mort, forcer à se soucier des troubles des hommes.

      « Crois-moi Soft Fury, la Volonté des Morts n’est que d’être laissé en paix. »


    Ne bronchant pas à l’apparition de l’aura meurtrière de Soft, il laissa s’écouler le pouvoir destructeur du corps de son interlocuteur en diapason avec les paroles tortueuses qui s’écoulaient de son être emprunt à la rage guerrière. D’un regard inquiet, il se détourna vers les enfants qui s’écroulèrent...emportés par la rage d’un guerrier défenseur de leur peuple. Quelle ironie ! Impassible devant les paroles de l’homme, il le laissa poser ses mains sur ses épaules, conscient qu’un jour, mais certainement pas aujourd’hui, le combat serait inévitable. Le laissant s’engorger de ses propres paroles, il ne broncha pas à la voix suave qui s’imposa à ses oreilles, si proche que ce contact en était presque intime.

    Son tour venu de parler, il s’écarta nonchalamment de la légende d’Ame Gakure. Sans le moindre mot, il fit quelques pas dans la pluie interminable d’Ame pour se poser près des deux enfants. Une main compatissante les aidant à se relever, il leur sourit avec la promesse de voir un jour le ciel s’éclairer devant leurs propres rêves. Les encourageant de quelques mots à aller se reposer, c’est avec chaleur qu’il leur redonna le sourire…malgré un regard hésitant vis-à-vis de Soft.


      « Et que fais-tu de ton propre peuple Soft Fury ? Ne reconstruis pas…laisse les vivre dans ces ruines. Tous ne parlent que des héros qui combattent pour justice et la restitution de l’équité, mais que fait-on de ceux qui ne peuvent que survivre ? Ceux qui sont confrontés, chaque jour durant, à une vie ordinaire…devenue invivable par les conditions des la guerre. Konoha, Kiri, Kumo, Iwa, Suna…ils ne sont pas sans fautes. Loin de là. Peut-être sont-ils coupables, je ne suis pas juge. Je ne suis ici que pour aider le peuple…sans la moindre envie de porter secours aux causes des combattants. »


    Toujours de dos lorsqu’il prononça ces paroles, enfin il se leva alors que les enfants étaient désormais loin. Debout, n’offrant que son dos à Soft Fury, il se décida enfin à se tourner vers son interlocuteur. Lentement, il lui fit face, toujours dans l’ombre, l’éclaircit semblant lui échapper.

      « Tu as raison…je ne suis pas fait pour être Shinobi. Ce que j’ai toujours désiré, c’est d’être un civil normal qui pourrait apprécier la banalité de la vie. Malheureusement, ma vie ne m’y a pas poussé…Nikkou Makkura, originaire de Suna, mais désormais sans patrie. Qui suis-je ? Celui qui œuvrera dans l’ombre, dans la peine et la douleur…pour y aider et permettre aux autres d’en sortir. Je ne m’approprierai jamais les doux rayons du soleil, mais préfère y pousser ceux qui ne peuvent s’y rendre par eux-mêmes. Je ne crois pas aux justes batailles, pas plus qu’aux quêtes honorables…mais je crois aux tourments d’un peuple et au salut que leur apportera mon attention. »


    Si jeune…si pur…si naïf…que savait-il donc de ce que la vie lui réserverait ?

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MessageSujet: Re: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Lun 27 Fév - 0:52
Ouvrant les yeux que j’avais fermés depuis cinq minutes déjà, je remarquai, stupéfait, le regard interrogatif de l’homme qui était venu m’apporter cette nouvelle missive. Bien que mes orbes à la blancheur froide et délicate s’étaient plantés dans les siens, eux maculaient de questions en questions la table au dessus de laquelle j’étais accoudé. Absent comme je venais de l’être, il ne remarquait pas, ou du moins plus que j’étais là, bien présent à attendre de savoir ce qui pouvait le figer avec autant d’ardeur et d’audace. J’avais comme une étrange impression en regardant cet homme, non pas car il me rappelait Nikkou, y étant toutefois ressemblant, mais plutôt parce que mes pensées surgissaient à nouveaux en sa présence, lui qui avait joué un rôle quoi que bénin lors de ma rencontre avec l’ancien ninja du sable. Le voyant sombrer toujours plus dans ses pensées, je décidai d’entamer une brève discussion afin de l’aider à y émerger :

- Elle te rappelle quelque chose ?

Surpris, il agita maladroitement la tête en reprenant ses esprits. Ses joyaux décrochèrent de l’emprise où ils étaient jusqu’alors embardés, avant de retrouver la lumière des bougies de cette pièce pleine de tension. Comme pour ne pas m’importuner plus longtemps, il baissa la tête en guise de salut avant de profondément s’excuser pour cette minute de négligence, puis commençait à faire demi-tour avant que je ne reformule une nouvelle fois ma question. Comprenant que je tenais sérieusement à entendre sa réponse, il me contempla avant de retrouver la couleur du marbre froid qui me servait de bureau.

- Je… Je crois oui, il me semble l’avoir déjà vu mais mes souvenirs sont éraillés par le fil des années… Je ne me souviens plus vraiment de ma jeunesse, ou du moins pas avant d'avoir fait votre connaissance Soft-Sama…

Sans le moindre geste, il restait là, perdu au milieu d’un monde qui lui échappait sans avoir la force de le rattraper. Les émeraudes qui allumaient son regard étaient aussi lasses que l’ambiance actuelle d’Ame. Agitant la tête de haut en bas, je comprenais ces mots et une partie de cette souffrance qui ne faisait que l’emporter toujours plus sur cette route sinueuse qu’était le désarroi et l'impéritie. Relevant la tête, il hésita avant de volte-face, se retournant à nouveau face à la porte. Lui coupant net cet élan fort entamé, une dernière question et pas des moindres me traversa l’esprit :

- Dis moi Etsuraku-Kun… Comment se porte ta sœur…

Retour au Flash Back :

Le laissant s’écarter les yeux éteints plein de doute, c’est hésitant qu’il cherchait à faire le tour des choses, perdu entre ma réalité et la sienne. Dans sa tête, et même si je n’y était point, j’imaginai comme une énigme, une friction entre les causes nous séparant tout deux. Lorsque j’avais forcé le contact, en déposant le poids de mon fardeau du bout de mes doigts sur chacun de ses épaules, j’eus ressentis comme une raideur incitant à une maxime belliciste, vouant nos deux êtres à recouvrer le contact, cette fois-ci supporter par le poids des armes et non plus celui des mots. Il était probable que la guerre nous rapproche, non pas comme allié, mais plus comme ennemi.

Un pas devant l’autre, il me frôla de quelques centimètres sans même me prêter la plus infime des attentions. Etonné sans y être car trop peu motivé à laisser exposer mes sentiments, je ne bougeai pas, le laissant s’évader une puis deux secondes avant de ne plus entendre le bruissement de ses pieds dans la boue. Tournant le plus simplement du monde la tête dans la direction de cet interlocuteur sans nom ni patrie, je remarquai, taciturne, qu’il venait de s’agenouiller pour venir en aide aux deux enfants écroulés sous l’impulsion de ma colère. Bête de remarquer que ce parfait inconnu sans respect pour mes idéaux venait en aide à ceux que je cherchai à protéger, je ne pouvais qu’être le témoin de son étonnante générosité. Son front faisant dos au mien, je ne pouvais saisir l’expression ancrée sur son visage à ce moment précis, mais capable de lire la réponse sur ceux des jeunes enfants, je l’imaginais souriant, accompagnant ce faciès de mots réconfortants…

Se relevant le plus simplement du monde, il me répondit une nouvelle fois de dos que les morts méritaient le plus ample des respects, plus que ceux des hommes, plus que ceux des vivants… Mais que savait-il de leur volonté ? Avait-il jamais côtoyé la faucheuse pour lui demander qu’elle fût la volonté des damnés ? Moi même je n’en savais rien, mais j’agissais comme j’aurai aimé que d’autres agissent à mon égard. Reprenant mon souffle, épuisé par un discourt qui n’en finissait pas, je relançais le discourt d’un ton calme et serein :

- Et crois-tu que les tenir au courant de l’avancement de cette guerre soit grave ? N’imagine pas que je vienne les voir souvent… Aujourd’hui était la première fois depuis plus d’un mois, et ce que je voulais, c’était retrouver le courage de me battre, c’était caresser leur nom de mon doigt tout en revoyant dans ma tête leur visage souriant… Ne crois pas non plus que je les harcèle de mes maux…

A nouveau ses mots s’enchainèrent, frappant plus fort qu’une série de coup de poing mon âme. Pourtant ce fut lui qui plus tôt me dit qu’il ne servait plus à rien de s’accrocher à une bataille aussi longue et pénible … Alors pourquoi devrions nous vivre ensevelit sous le poids de la honte, dans les gravas d’un combat perdu dans l’ombre du temps… L’ombre, c’était aussi ce qui recouvrait son visage une fois face à moi. Son teint ébène et ses cheveux de jais s’associaient à la noirceur du jour alors qu’à son contraire, ma peau blanche et mes longs cheveux clairs brillaient sous la chaleur des rayons du jour… A ce moment précis, je me demandais si l’ordre des choses était respecté, si moi et mon discourt méritions notre place au soleil, ou plutôt pourquoi ce Nikkou de Suna ne méritait pas sa place au brin de lumière…

- Mon ami… Ta naïveté est troublante et j’implore le temps pour qu’un jour tu prennes conscience de tes phrases… Cependant, aujourd’hui j’ai appris de cette candeur qui te couvre… Ton oral enfantin et idéaliste me laisse pantois, car de là découle ton étonnante générosité, ce respect que tu as pour la vie et la mort…

Tournant à mon tour le dos à cet opposant d’un jour, je repris de plus belle.

- Ces enfants que tu viens d’aider… ce ne sont pas ceux de ton pays bien au contraire, et pourtant tu y prêtes plus d’attention qu’à ta propre vie… Je jure de prendre en compte cette action et de la respecter à jamais. Merci.

Marchand droit devant moi je mettais de la distance entre nos deux corps, entre nos deux mondes avec pour dernier pont, une dernière tirade :

- N’abandonne pas la voie du ninja, car ce sont les gens de ton espèce qui ouvriront une nouvelle ère sur cette terre ennuyeusement triste… Peut être qu’un jour, nous nous retrouverons… Et à ce moment… Enfin… Bonne chance.

Me permis-je avant de disparaitre au loin...

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MessageSujet: Re: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Lun 27 Fév - 0:53


    Regardant les tombes désormais au loin, Nikkou laissa s’écouler une larme traça un long sillon sur son visage, se perdant ensuite dans les torrents diluviens qui s’abattaient. Jeune et innocent, il se prévalait de l’orgueilleuse sagesse et, fermant un instant les yeux, il y réalisait enfin sone erreur. Qui était-il pour juger ainsi cet homme ? Que savait-il des raisons de la visite de ce dernier ? Les maux qui l’accablaient pouvaient peut-être être guéris par la seule présence de ses anciens frères d’âme, et lui, insouciant sans véritable expérience de la guerre, l’empêchait d’apaiser ses craintes. Serrant les poings sous l’accablante effronterie dont il avait fait preuve, il tourna son visage angélique vers le héros de Ame. D’une petite révérence, il s’excusa des paroles prodiguée, son visage n’exprimant que la sincérité d’un Shinobi encore trop jeune…encore inconscient de la tromperie nécessaire afin de survivre dans le monde Shinobi.

      « Je n’ai pas à insister plus…je ne connais rien à vos motifs. Je l’ai dit, je ne suis pas juge, alors je devrais arrêter de juger la portée de vos actes. Je ne connais pas les raisons qui vous amènent ici…et je ne peux me prévaloir de la sagesse que je prodigue depuis votre entrée dans ce cimetière. »


    Une voix innocente, infantile, pratiquement niaise…quel Shinobi s’excuserait ainsi de ses tords. Quel homme demanderait pardon à celui qu’il avait voulu raisonner ? Un seul…Nikkou. Promesse d’une nouvelle génération qui amènerait une ère nouvelle au monde Shinobi, Nikkou se retourna d’un mouvement rapide vers son interlocuteur. Droit et fier, il regardait avec droiture son aîné qui déjà s’éloignait alors que le vent les caressant dans un moment solennel. Un dernier regard avant de le laisser partir, ils partageaient un moment qui resterait gravé dans l’Histoire Shinobi. Ame et Suna, leur dos offert à l’autre, sans que le sang ne soit versé. Chacun reconnaissait en l’autre la voie dans laquelle le futur s’engagerait et d’un accord tacite, mué par le respect accordé à leur prochaine rencontre, se quittaient. Encore jeune, Nikkou semblait n’être qu’un enfant devant cet homme. Encore emprunt par la candeur enfantine de l’innocence, il brillait des espoirs depuis longtemps occultés dans le monde Shinobi. Et face à lui, Soft Fury. Incarnation même de l’ancien régime, Shinobi marqué de la terrible existence des Ninja…celui qui avait été confronté à la vérité du monde Shinobi.

      « Et je te renvois le commentaire…ton cynisme et le désespoir qui t’habite me sont étrangers, voir même incongrus…et pourtant, j’ai appris plus que jamais à tes côtés. Peut-être as-tu raison…peut-être ne suis-je qu’un enfant innocent. En te voyant, je comprends enfin que la réalité de ce monde m’échappe encore… »


    Et sur ce, sa voix se casse brusquement alors que son visage arborait une grimace sous sa propre souffrance intérieure. Savoir qu’il n’avait que frôler la noirceur de monde l’écœurait et déjà, en pensant à ce qui l’attendait, son cœur lui renvoyait l’impression d’être poignarder…lui permettant de réaliser que la seule chose qui le préservait d’un futur semblable à celui de Soft, était cette innocence qu’il brandissait au travers de ses discours d’espérance. Portant une main à son coeur, il serra avec force le fin tissu de soie noir qui le couvrait, s’y rattachant avec la force du désespoir.

      « …et j’espère que je demeurais ainsi. Tu m’as montré la cruauté du monde Shinobi et si je n’y suis plus aveugle. Je comprends désormais l’impossibilité de mes rêves…et pourtant, je continuerai de les entretenir. Comme bouclier à la noirceur Shinobi, je dresserai l’innocence de ces rêves en espérant qu’elle finira par se répandre comme baume aux souffrances de mes alliés et ennemis. »


    Détournant un instant le regard de son interlocuteur, il le porta sur l’horizon où deux silhouettes avançaient lentement, point sombre qui se perdaient dans les pluies diluviennes. Un sourire illuminant le visage de l’adolescent, il regardait avec tendresse les enfants qui venaient de s’enfuir…

      « Vois-tu, j’espère même que mes rêves auront touchés ces enfants. Qu’ils les auront réveillés, qu’ils auront espoir et qu’un jour…ils trouveront la lumière. Et…je n’abandonnerai pas. Pour eux, pour ces enfants qui reposent sur ma force pour les soutenir. »


    Reportant son attention sur la silhouette de Soft, l’esquisse d’un dernier sourire se dessina. Malicieux, téméraire, audacieux…ce sourire promettait certainement une autre rencontre, et l’excitation que Nikkou y entrevoyait. Mais…ce serait pour un autre jour, un nouveau tournant dans la vie de ces deux Shinobis.

      « Non…ce n’est pas un peut-être, j’entretiens la certitude que nous nous reverrons. Et j’espère de tout cœur qu’en ce jour, la chance sera cette fois-ci avec moi…et que c’est moi qui t’apprendrai quelque chose. »


    Ombre disparate, à son tour, dans un chemin complètement opposé, il disparu au loin du regard de son interlocuteur…


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MessageSujet: Re: Blood Rain - FB Year 191 [PV Soft Fury]   Sam 7 Avr - 22:46


BLOOD RAIN



Mes pas se faisaient lourds, retardés par l’esquisse d’une souffrance que j’avais mal à contenir. Marchant, ânonné d’une frasque trouble, je repensai à nos dires de l’instant, à la clarté de ses choix et de ce qui, je pensai éphémère, en découlerait. Je n’avais en mon fort intérieur que l’envie égoïste de me retourner, de le suivre dans sa bataille réprimant réalité et douleur, au profit d’une utopie à mes tristes yeux désuète. Comme une flamme s’éveillait en moi la foi, celle qui m’incitait à partager son destin, à joindre son combat contre des forces chimériques… Mais réalité divine, aussi dure et belliqueuse était-elle, me rattrapa dans un élan d’amertume : je ne restai que l’ombre d’une hardiesse au regard du monde, indigne entravant le cheminement du destin, l’avancement d’une chronique assignée.

Reprenant la droiture de mes ambitions, je me retournai enfin, le vif espoir qu’il m’ait suivi encré en mon âme. Mais rien, rien d’autre que désolation monotone. Avec son départ, l’éclat du soleil s’était rompu, rendant au village la pluie éternelle qui perpétrait sa souffrance. Aumône à sa personne, je renouai ma marche dans le sens opposé, non pas désireux de le rattraper, mais bien conscient de ce qu’il me fallait revoir. Sur la longueur de mon avancement, je ressassai toujours plus l’addiction de ses rêves, entrevoyant l’image fragile de l’enfant qu’il était, chétif sourire portant néanmoins la marque d’une auguste ténacité. Puis j’arrivai là où m’avait poussé le souffle du pardon, là où il me fallait retoucher mes erreurs, mes fautes. Dans les bras l’un de l’autre, ils m’observaient, craintifs. Je lisais sur leur faciès endoloris par la peur, la rudesse des épreuves que seuls, ils devaient combattre… Décidé à alléger leur pénible destinée, j’annonçai :


- Vous, enfants d’Ame… Si vous voulez vivre, apprendre la lumière qui se tapit à l’ombre des ténèbres, alors suivez-moi…





FIN DU FLASH-BACK
Le simulacre d’autrefois se dissipait, les desseins du passé s’enivraient à nouveau d’un présent adéquat, insigne de l’idéal que j’arborai fièrement. Je me retrouvai une fois de plus là où régnait les rêves de tous ceux qui comme moi, partageait un profond respect pour la vie et pour le futur de celle-ci. J’étais un monstre aux yeux de ces hommes qui ne voyaient en mes paroles prêchées, que foutaises et dérisions. Pourtant j’ai vécu, j’ai vu, et j’ai appris de ces souffrances qui en trombe s’abattent sur des peuples innocents. Je me suis moi-même perdu à la croisée de la haine répandue par de pauvres insouciants… Puis émergeant, j’entendis celui à qui j’étais venu en aide me répondre :

- Oui Soft-Sama… Ma sœur va bien. Merci de vous en inquiéter… Maintenant, si vous le permettez… me répondit-il, un genou en sol en signe de salut.

Inclinant la tête en guise d’accord, je le laissai s’en-aller aux devants de nouvelles missions, toujours dans le but, je le savais, d’établir ce rêve que nous partagions en commun.

Il était devenu un homme, loin devant la fragile carcasse qu’il me fallut recueillir. Grandir, évoluer dans mon sens sans jamais n’avoir à l’influencer, je remerciai l’homme aux cheveux de jais de m’avoir permis de lire entre les lignes du destin. Ses paroles ne changèrent les miennes, mais me permirent d’avancer, de comprendre la définition du mot compassion… J’avais perdu la notion de ce qu’était réellement l’amour, ne vénérant qu’une passion globale, j’avais figé un gouffre entre ma volonté et son aboutissement. Au final je ne vivais que pour cette chose, et envers et contre tout je me battrai pour enfin voir le jour, au-dessus des larmes d’Ame…

Toujours ce doigt sur mon bureau, caressant ses craquelures légères, vaguant d’un creux à l’autre avec passion ardente… Esturaku ne s’en souvenait plus, mais cette table avait été la raison de ma bataille, de tout ce que j’avais généré. Quittant mon siège pour la contempler de plus haut, je relisais une énième fois chacun des noms y figurant… Cette stèle que j’avais hissée du sol de mon village natal… je l’avais porté sur mon dos, seul, jusqu’ici à Yume. Et quel périple fut-il, que de franchir les montagnes du pays de la roche, supportant péniblement la tonne de cette plaque de marbre. Toutefois, je ne regrettais rien, aussi grande avait été la difficulté, je le devais car il en était le reflet de mon but.

Nikkou… Tu m’as tant appris… Aussi, je retourne fouler Suna de mon pied solide. Je ne reculerai devant rien pour établir l’utopie en laquelle nous croyons tout deux. J’espère juste ne pas t’y retrouver, j’espère juste que nos chemins ne se croiseront dans le fracas du fer et de la guerre. Car si pour mettre un terme à ma bataille je devais te faire face, alors au nom de mes paroles d’antan, je jure ne faire preuve d’aucune clémence…





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